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samedi, 28 février 2009

La Tendance sera au recrutement du "Trickster Ludens" pour oxygéner les RH des entreprises...

La Tendance sera au recrutement du "Trickster Ludens" pour oxygéner les RH des entreprises...

Les entreprises réussiront leur mutation, quand elles pratiqueront la diversité dans les RH. Il faut intégrer des gens "différents" pour réussir à penser différemment, revisiter les modèles économiques, inventer de nouveaux usages. Et si on dressait le portrait d'un "mutant" pouvant apporter cette diversité si précieuse à l'entreprise ? En partant du personnage du Trickster (concept from Françoise Bronner), je propose d'identifier les 5 traits de caractères essentiels parmi la liste suivante (pour les gens ayant envie de jouer). Merci de m'envoyer votre top five sur smartfutur@gmail.com

ALCHIMISTE,
AMPLIFICATEUR DE SENSATIONS,
APPRENANT,
APPRENTISSAGE PAR L'ABSURDE,
BIENVEILLANT,
BOUFFON,
CONNECTEUR,
COOPERATIF,
CREATEUR DE CHAOS,
CREATEUR DE SURPRISE,
CREATIF,
CURIEUX DE TOUT,
CURIEUX,
DECALE,
DECOUVREUR,
DETOURNEUR,
DIGITAL CREATOR,
DISRUPTIF,
ENFANT,
ESPIEGLE,
EXPERIMENTATEUR,
FARCEUR,
FOU DU ROI,
GAMER,
GENERATEUR DE DESORDRE,
GENEREUX,
GENIE,
HOLISTIQUE,
IMPREVISIBLE,
INATTENDU,
INTRAVIDUEL,
INTUITIF,
JOUEUR,
LUDENS,
LUTIN,
MAGICIEN,
MALICIEUX,
MEDIATEUR,
MERCENAIRE,
MULTI SENSORIEL,
MULTITACHE,
NAVIGATEUR,
PARADOXAL,
PARTAGEUR,
POETE,
POLYMORPHE,
REVEUR,
RUSE,
SINCERE,
SPIRITUEL,
STORY TELLER,
SYMBOLIQUE...

Et vous, votre réponse à la crise ? Prostration, Fuite , Agressivité ou …Créativité ?

catherine.jpgEt vous, votre réponse à la crise ? Prostration, Fuite , Agressivité ou …Créativité ?

En 1975 le Professeur Henri Laborit écrit un court essai, « Éloge de la fuite » qui éclaire nos comportements à la lumière des récentes découvertes en biologie. Son ouvrage connait un succès grand public grâce à la traduction qu’en fait Alain Resnais en 1979 avec son film «  Mon Oncle d’Amérique ».

Le ton de cet ouvrage sonne étonnamment juste dans notre environnement riche de mutations, de changements et de crises variées (économiques, sociales, financières…). Alors que les media nous immergent dans un discours alarmiste et que les sources de stress se multiplient, que dit le biologiste ? Prostration, Fuite, Agressivité, Créativité : 4 comportements fondamentaux qui régulent notre activité.

Prostration, évidemment ! Oui, çà tombe sous le sens. Immobilisme d’entreprise, gel des initiatives, indécision chronique, pensée en silo, hiérarchie routinière … Inutile d’insister, nous avons tous des exemples en tête.

Fuite, assez répandu aussi. Sortir du réel, rêver d’ailleurs, entretenir la nostalgie d’un passé réinventé, exotisme de carte postale, mode vintage gnangan . Pas mal de tendances de consommation s’y greffent.

Agressivité, la mise sous tension du quotidien, avec discours volontariste, radicalisation des choix, raccourcissement des temps de décision. Aussi mobilisateur à court terme qu’épuisant à moyen ou long terme, plus incisif que décisif.

Créativité, oui ! L’aptitude à dépasser les paradoxes, à transformer les contraintes en opportunités, à articuler aspirations individuelles et projets collectifs. Et c’est bien une aptitude , pas une technique (je ne fais pas référence aux pratiques de techniciens du Post-it  coloré en brainstorming...). Pas une injonction qui se superpose à nos pratiques, non. L' aptitude partagée, développée, respectée .

Cette grille simple d'analyse du comportement en 4 temps m'aide beaucoup. Surtout quand la tentation de la prostration me saisit... car j'avoue, j'en suis peu fière.

 

Catherine Champeyrol
Consultante en créativité
catherine@beautemps.com
+33 (0)6 76 28 40 68

http://cacham.blogspot.com

mercredi, 25 février 2009

Les besoins neuronaux des cadres ultrabusy à satisfaire par les producteurs de contenus

Nénuphars.jpgLes besoins neuronaux des cadres ultrabusy à satisfaire par les producteurs de contenus

 

Dans un monde en plein turbulences, où les cadres doivent naviguer entre le monde réel et le monde virtuel, entre les médias classiques et le web 2.0, un besoin de transversalité/complémentarité apparaît aussi bien côté fournisseur de contenus que du côté du consomm’acteur. Ce dernier ne supporte plus le marketing intrusif, car il souhaite avoir le choix d’être sollicité. Donc, la relation entre la marque et le client devra de plus en plus reposer sur des émotions, des expériences… en complément de l’offre traditionnelle. Il faut séduire le client en créant du lien, de la présence. En effet, on constate que de plus en plus les décideurs ont besoin de sortir de leur isolement et il leur faut des lieux de connexion soit en live, soit sur internet. Il faut aussi pouvoir tenir un discours qui puisse mélanger du business et du sociétal. Cela doit avoir du sens. Cela doit être également ciblé, c’est-à-dire

Côté marque, il faut faire plus, mais à budget équivalent… La solution est donc de mieux fédérer les énergies, faire du cross selling, du cross media, organiser des partenariats win win, multiplier des alliances sur des opérations d’événementiel.

Les producteurs de contenus doivent aussi proposer des solutions concrètes pour les managers au bord du burning out, pour du fast thinking et du fast resolving… Mais cette voie innovante, ne sera proposée que par les opérateurs les plus audacieux sachant mailler des architectes d’intérieur, des neurologues, des innovateurs, des designers, des créatifs et des tricksters… (la recette reste toutefois secrète…)

Source : René Duringer / Février 2009 / Smartfutur

lundi, 23 février 2009

TAGS 2009 POUR ETRE UN CREATIF INNOVATEUR

TAGS 2009 POUR ETRE UN CREATIF INNOVATEUR

  1. Osé / Oser / Ose / Osant / Audace / Courage / Cran
  2. Bon sens / Culbuteur d’évidences / Malin
  3. Responsable / Hopeful (optimiste, joie de vie, espoirs) / Reliance / Bienveillance / Sincère / Concerné / Regardant
  4. Métissage et authenticité d’être / Ancestraux revisités : réconciliation / Retour aux sources de la sagesse humaine et à ses rites / Authentique
  5. Décalant / Visionnaire / Marche devant / Prospectif / Avance / Contre courant
  6. Faire du beau et savoir le partager / Sensibles à ses émotions et à celle du public / CUrieur / Cultiver jusqu’aux limites / Hyper-esthétique
  7. Vocabulaire / Sémantique
  8. Créer les conditions humaines, sociales, culturelles, organisationnels et spatiales et temporelles afin que puisse émerger l'intelligence collective, confiance et respect.
  9. Approche utilisateur
  10. Eco-conception
  11. Web-réalité / Living Labs / Ubiquity city / Technos de l’info relationnelle (TIR)
  12. Destruction / Re-destruction / Serious play & disruption (voir article sur Play Factory d'Isao Hosoe)
  13. Esprit Hobo (et non BOBO)
  14. Altermodernité
  15. Total tolérance. Ecouter l'autre, mobiliser toute sa curiosité, afin de créer la relation et de se comprendre et de respecter et de se cross fertiliser. Partager, expérimenter et créer ensemble. Innover ensemble.

Source : Sondage FACEBOOK BRA!N WORLD DES CREATIFS & INNOVATEURS février 2009

dimanche, 22 février 2009

Etes-vous un KEY BLOGUEUR ???

Diapositive1.JPGVous êtes un influenceur on line avec vos billets/post ? Ce groupe est conçu pour vous. Vous êtes en alerte sur la mode, le luxe, les technos, le marketing, le management, l’entreprise 2.0, le design, le futur, l’innovation, l’art, les business porteurs, etc Peu importe votre vecteur de diffusion : blogs, sites, wikis, réseaux sociaux, microblogging. Vous êtes un sélecteur de signaux et votre point de vue a une audience qualitative et pour certains massive. Vous publiez online de façon plus ou moins périodique selon l’actualité ou vos trouvailles. Les Key Blogueurs ont autant de poids que les médias traditionnels. Ils ont une responsabilité chacun dans leur sphère, écosystème, car ils sont à la proue du navire !!! Nom de code du groupe KB1000, car 1000 Key Blogueurs cela ferait une smart communauté !!!

http://www.facebook.com/group.php?gid=53933077217

samedi, 21 février 2009

Les managers face à la crise...

Les managers face à la crise / Etude internationale réalisée par BPI en partenariat avec BVA

Janvier 2009

Si les managers font l’objet de beaucoup d’attention dans l’entreprise, les

enquêtes d’opinion, conduites au niveau international, concernent le plus

souvent les salariés ou les dirigeants. Moins interrogés dans les sondages, les

managers sont pourtant un élément essentiel de la compétitivité d’une

entreprise moderne.

A l’intersection des enjeux financiers, organisationnels et sociaux de la société,

ils ont la lourde tâche d’arbitrer au quotidien les contraintes souvent

divergentes du monde économique actuel. Développer les compétences,

animer et motiver des équipes, promouvoir et mettre en oeuvre la stratégie,

atteindre les objectifs toujours plus ambitieux ; leur rôle est certainement plus

complexe aujourd’hui qu’il l’était au siècle dernier.

BPI lançait en 2008, avec l’Institut BVA, la première édition d’une enquête

internationale sur le management. Le thème traitait du regard que les salariés

portent sur les pratiques de management et les qualités de leurs responsables

hiérarchiques directes. Les résultats de l’étude ont surpris par les écarts

constatés d’un pays à l’autre – la France et l’Italie notamment par rapport aux

anglo-saxons – (Les salariés évaluent leur manager, BPI 2008).

A la lecture des réactions des managers selon les pays (décryptage Eva Mikulski) :

"Les managers allemands face à la crise : réalistes et confiants

Les managers belges face à la crise, résignés et désenchantés

Les managers brésiliens face à la crise, confiants (aveuglément ?)

Les managers chinois face à la crise : La confiance dans l’Etat pour poursuivre le miracle économique

Les managers espagnols face à la crise : Inquiétude partagée dans un pays fortement touché par la crise économique

Les managers américains face à la crise : l’impact est très fort, l’optimisme aussi

Les managers finlandais face à la crise : « la crise connais pas »

Les managers français face à la crise : sceptiques sur les remèdes, pessimistes sur leur avenir

Les managers italiens face à la crise : attentisme et défiance

Les managers polonais face à la crise, jeunesse et optimisme

Les managers roumains face à la crise, détachés et pragmatiques

Les managers anglais face à la crise : « du sang, de la sueur et des larmes »

Les managers russes face à la crise : scepticisme, individualisme et entrepreneurship

Les managers suisses face à la crise : à l’abri et tournés vers le long terme"

http://www.groupe-bpi.com/fr/05magazine/etudeCrise_synthe...

 

«La génération internet est plus intelligente»

Don Tapscott «La génération internet est plus intelligente»

Par Sonia Arnal

Ils sont nés connectés, avec un joystick et une souris dans la main, et sont notamment capables de «chatter» en même temps qu’ils font leurs devoirs. Les enfants de l’internet sont aussi plus malins et plus éthiques que leurs parents.

Incultes, violents, incapables de se concentrer plus de deux minutes, asociaux, narcissiques, indifférents à la marche du monde, paresseux. C’est en ces termes que beaucoup d’adultes, qu’ils soient parents, enseignants ou journalistes, décrivent la génération internet, dite aussi génération Y (L’Hebdo du 20 novembre). Grave erreur, estime Don Tapscott, spécialiste des nouvelles technologies et de leurs conséquences sur l’économie et la société. Pour lui, personne n’a jamais été aussi soucieux d’éthique, de collaboration, de solidarité, ni aussi pourvu d’intelligence et de ressources que les jeunes nés depuis 1980.

Vous dites que l’internet, et plus particulièrement le web 2.0, a changé fondamentalement ce que sont les jeunes. Pourquoi?
Ce que vous faites, ce à quoi vous consacrez votre temps entre l’âge de 8 et 20 ans, a une influence sur ce que vous êtes. Je suis un baby-boomer et je suis resté des heures assis passivement devant la TV, comme toute ma génération. Cela a eu une influence sur ce que nous sommes devenus, mais aussi sur la façon dont la politique et la société tout entière ont évolué.

Concrètement, qu’est-ce qu’ils ont de différent?
Leur cerveau, d’abord. Des études ont montré que leurs facultés visuelles et de représentation dans l’espace ont évolué. C’est dû aux heures passées devant les consoles de jeux à percevoir tout ce qui se produit sur l’écran et à interagir avec cela. On parle aussi souvent de leur capacité à faire toutes sortes d’activités en même temps: chatter, regarder la télé d’un œil, surfer et faire leur devoir de sciences, le tout en même temps. Ils sont meilleurs dans le passage fréquent et rapide d’une activité à une autre. Ils ont en outre développé leur sens de la stratégie, leurs talents organisationnels et de leadership avec des jeux online de type World of Warcraft. Et ils se concentrent aussi facilement que nous: ils peuvent rester trois heures sur une mission délicate quand ils jouent en ligne, sans décrocher une seconde.

Sont-ils plus intelligents pour autant?
Oui, le QI moyen a augmenté de 3 points tous les dix ans depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, et jamais les jeunes n’ont été aussi nombreux à se former à l’université. Le CEO de Deloitte, l’une des quatre plus grandes boîtes d’audit, me disait récemment que les employés de cette génération sont plus productifs que tous ceux qu’il a connus jusqu’ici. Et, pour être considéré comme performant chez Deloitte, vous ne pouvez pas être médiocre, paresseux ou distrait...

Les adultes s’inquiètent pourtant de toutes ces heures passées derrière l’ordinateur – il semble que les enfants, notamment les plus jeunes, passent moins de temps à jouer dehors, ce qui, à terme, pourrait avoir des conséquences aussi sur le cerveau, notamment pour tout ce qui concerne la coordination...
C’est encore un mythe: le temps occupé par les consoles ou l’internet est du temps pris à la télé, que ma génération regardait en moyenne plus de vingt heures par semaine. Eux ne la regardent quasiment plus, en tout cas plus de façon exclusive, assis à ne rien faire d’autre. Et les plages horaires destinées aux activités extrascolaires, au sport, n’ont pas diminué.

Vous voyez des changements positifs dans les relations entre ces jeunes. Sont-ils vraiment moins individualistes?
Des outils de partage des connaissances comme Wikipédia changent forcément le rapport que vous avez aux autres, au travail et quelque part à la propriété intellectuelle. Cette encyclopédie est bien plus riche que Britannica, mais elle est gratuite et est constamment bâtie par vous, moi, tout le monde. Les jeunes sont comme ça dans tous les domaines: vous avez un problème? Vous posez une question sur un forum, quelqu’un dans le monde là-dehors connaît forcément la réponse et va vous la donner gratuitement. Pareil pour les études, les examens. Les écoliers ne travaillent plus chacun dans son coin, ils ne prônent pas la compétition et la concurrence, mais misent sur la collaboration: ils mettent leurs travaux à disposition des camarades, qui s’en inspirent, les transforment, les développent.

L’école n’utilise pas tellement ce type de ressources...
Non, mais il serait pourtant urgent de la réformer: aux USA, un tiers des étudiants s’en tire vraiment bien. Ils sont plus intelligents et brillants que nous l’étions. Un tiers se débrouille. Le dernier tiers en revanche est en échec et abandonne avant la fin de sa formation.

Vous pensez que les jeunes nés avec le web auraient besoin d’une pédagogie différente?
C’est évident. Les enseignants se plaignent de leurs élèves, mais l’école n’a pas évolué depuis sa création: vous avez un prof qui sait et qui déverse sa science dans l’oreille des enfants. Ce modèle n’est plus adapté à la façon dont fonctionnent des gens qui ont grandi connectés. Le monde du travail non plus, d’ailleurs.

Qu’est-ce qu’il faudrait changer dans ces deux domaines?
En tout cas, tenir compte de normes essentielles à la génération internet dans tout ce qu’elle fait, et qui la caractérisent: la liberté, par exemple de choisir ses branches d’étude, la personnalisation, ce qui implique au travail de pouvoir définir le cahier des charges de son poste comme ses horaires, ou à l’école de suivre son propre programme, l’intégrité, la collaboration, la vitesse – rien de pire pour elle que de proposer un projet et devoir remplir douze formulaires, voir cinq chefs de service et attendre six mois pour avoir une réponse – l’innovation (travailler sur un nouveau projet la motive toujours), le divertissement: on peut apprendre beaucoup par le jeu et, comme elle est sensible à tout ce qui est ludique, c’est un outil formidable pour les profs.


Nous avons, nous aussi, un ordinateur que nous savons allumer tout seuls, un iPod ou un iPhone, que nous sommes parfaitement capables d’utiliser. Est-ce que vous n’exagérez pas le fossé qui nous sépare de nos enfants en les dépeignant comme des pros de l’informatique et nous comme des technophobes patauds?
Bien sûr que nous possédons les mêmes outils. Mais vous faites quoi avec votre téléphone? Vous téléphonez. Eux non. Ils s’envoient des SMS et font des photos de leurs soirées qu’ils mettent ensuite sur Facebook. Et avec l’internet? Vous, vous vérifiez des horaires ou quelques sites; bref, vous consommez. Eux créent du contenu, en tenant des blogs, en donnant leur avis sur des biens de consommation ou leurs vacances, en alimentant les réseaux sociaux. Accessoirement, ils ont aussi élu leur premier président par ce biais, en faisant campagne pour Obama. Ce qui prouve en outre qu’ils s’intéressent à la politique et se préoccupent du monde qui les entourent.

Vous soulignez leur souci écologique, leur intégrité. Mais tous sont de grands consommateurs de gadgets technologiques – ils n’ont pas tellement de scrupules à changer de téléphone ou d’ordinateur bien avant la mort du produit...
C’est vrai, c’est une contradiction, et ce n’est pas la seule. Je ne suis pas en train de dire que c’est une génération parfaite. Je dis juste qu’elle a de nombreuses qualités à un moment où tout le monde se plaît à ne lui en reconnaître aucune.

Quid des enfants qui n’ont pas les moyens d’avoir un ordinateur et une connexion à haut débit?
C’est un vrai problème; la fracture numérique risque de leur coûter très cher. C’est pourquoi le projet «un enfant = un laptop», avec l’ordinateur à 100 dollars conçu par Negroponte est fondamental.


Grown up digital – How the net generation is changing your world. McGraw Hill, 2009, 368 p.
Wikinomics – Wikipédia, Linux, You Tube… Comment l’intelligence collaborative bouleverse l’économie. Pearson Education, 2007, 364 p.

 

http://www.hebdo.ch/edition/2008-52/mieux_comprendre/soci...

Les banques et la crise

Une étude de TNS média intelligence a analysé les stratégies publicitaires des marques des banques de détail et des assureurs en France entre septembre 2007 et septembre 2008. La crise financière et bancaire a conduit banques et assurances à revoir leur communication publicitaire pour faire face au nouveau contexte et aux attentes des clients. Entre réassurance, reconquête, réenchantement et réhabilitation, TNS média intelligence a établi une typologie des nouveaux discours des marques. Rendues publiques fin 2008, les conclusions de l’étude permettent à l’Observatoire publicitaire Banque Assurance de distinguer 4 tendances majeures en matière de communication.
« Face au climat actuel très sombre, nous analysons comment les marques du secteur banque assurance s’adaptent à la crise et réorientent leurs objectifs aussi bien au niveau de leurs stratégies marketing que de leurs stratégies de communication. Les stratégies se structurent autour de deux axes clés : la responsabilité des marques envers le consommateur et envers la société (développement des offres coups durs, des placements sécurisés et des produits verts) et le recentrage sur les exigences du consommateur (nouvelles offres low cost et pay as you drive, cobranding et offres ciblées) », analyse Françoise Hernaez Fourrier, Directrice des Etudes, Pôle Créations Publicitaires TNS media intelligence.

Les marques « protectionnistes » développent une stratégie classique de réassurance. Elles cherchent à dédramatiser la crise, comme le fait ING Direct. Plusieurs marques cherchent « réaffirmer leur solidité et leur fiabilité, afin de rassurer le consommateur (GAN, Groupama, SG…) » selon TNS.

Les marques « pragmatiques » se lancent dans des stratégies émergentes de reconquête des consommateurs. « C’est une réaction offensive et de contre attaque face à la crise. Le discours porte sur la préservation du pouvoir d’achat et encourage le consommateur à « consommer malin » ». La campagne de la société Amaguiz (Groupama) propose ainsi une assurance « pay as you drive ».

Les marques « hédonistes » cherchent à installer des stratégies de ré-enchantement de la consommation et à contourner la crise en défendant des valeurs de bonheur collectif et de bien-être individuel (ING, Mutuelle générale…).

Enfin, les marques « progressistes » suivent une stratégie de réhabilitation. Alors que les consommateurs ont des attentes fortes sur le développement durable, la crise devient une opportunité pour les marques d’investir sur le long terme dans des engagements éthiques. Cette stratégie consiste à une prise de distance face à la crise et « une nécessité de remoraliser le discours, face aux attaques violentes contre le système (AXA, Generali…). »

Banques des Particuliers, janvier 2009

http://www.laposte.fr/lehub/L-Observatoire-publicitaire-B...

C'est quoi le post capitalisme ???

 

 

Après la crise, quelles pistes de changement dans la régulation du capitalisme ?

En quoi la crise est-elle porteuse de changements dans la régulation du capitalisme financiarisé qui s’est développé depuis 20 ans ?

 

Au-delà des positions de principe sur le renforcement des règles et la réhabilitation du rôle de l’État, cette note examine quelques-unes parmi les pistes de transformation évoquées lors du colloque « Nouveau monde, nouveau capitalisme », qui s’est tenu à Paris les 8 et 9 janvier derniers (1). Deux axes de transformation font l’unanimité, celui d’une adaptation de la réglementation financière et celui de l’élargissement du périmètre de la coordination économique mondiale. Semble aussi très largement admise l’idée selon laquelle l’inéquité dans la distribution des revenus nationaux et mondiaux constitue un creuset de déséquilibre. Ce constat nourrit les pistes d’évolution des modalités de concertation au niveau de l’entreprise comme des États pour mieux représenter les intérêts des « stakeholders ».

L’ampleur de la crise économique en cours semble ébranler les fondements du capitalisme « à l’anglosaxonne », devenu hégémonique à la faveur de la disparition du bloc soviétique. Elle impose de repenser la régulation et les valeurs du système économique mondial dont l’instabilité révèle plusieurs défaillances. La crise relève en premier lieu de réglementations, de systèmes d’informations et d’incitations inadéquats.

Mais elle sanctionne aussi, à l’échelle macroéconomique, des tendances déflationnistes qui tiennent en partie à une diffusion inéquitable des gains de la croissance. Elle sanctionne à plus grande échelle l’accumulation de déséquilibres de financement difficilement soutenables entre pays «sur-producteurs » du Sud et de l’Est et pays « sur-consommateurs » du Nord.

Au-delà des remèdes anti-crise qui font l’unanimité, des réformes doivent être envisagées et ont
notamment été évoquées lors du colloque « Nouveau monde, nouveau capitalisme », qui s’est tenu à Paris les 8 et 9 janvier derniers1. Si la profondeur et la nature multidimensionnelle de la crise conduisent à repenser le système de régulation à plusieurs niveaux ou registres, deux axes principaux se dégagent pourtant. Il s’agit, en premier lieu, de garantir la stabilité financière en mettant en place de nouvelles normes, tant au niveau du secteur financier qu’aux échelles nationale et supranationale pour renforcer notamment la coordination économique mondiale. En deuxième lieu, il faudra s’interroger sur la soutenabilité du système de gouvernance par l’actionnaire, sa responsabilité dans la montée des inégalités et sa capacité à internaliser des critères de responsabilité sociale et environnementale. Ce deuxième axe dépasse les questions de gouvernance entrepreneuriale et touche les enjeux de concertation et d’action correctrice des États.

Une nouvelle régulation financière mondiale
La crise économique actuelle révèle sur le plan microéconomique les insuffisances de la production d’informations et des pratiques du secteur financier. Sur le plan macroéconomique, elle illustre le caractère insoutenable des déséquilibres internationaux. La crise est ainsi née d’une conjonction de mauvaises incitations et de réglementations inadéquates et d’un défaut de coordination des politiques économiques au niveau mondial. Partant de ce constat, il faut alors repenser, d’une part, la régulation du secteur de la finance et, d’autre part, les contours d’une gouvernance mondiale dont les principales institutions ont été formatées il y a plus de 50 ans. Les ajustements à apporter à la régulation financière mondiale, tant au niveau micro que macroéconomique, devront préserver la force du mouvement de rattrapage économique initié durant les deux dernières décennies, tout en garantissant la soutenabilité du régime de croissance.

Rééquilibrer les incitations individuelles au profit du long terme
Les bénéficiaires des « bonus » du secteur financier ont été considérés au plus haut niveau de l’État comme responsables de prises de risques excessives, incités en cela par la rémunération asymétrique du risque (2) et la préférence pour le présent. Les contrôles internes des établissements financiers peinent en effet à les limiter efficacement, faute d’incitations suffisantes puisque les contrôleurs, pouvant aussi aspirer à devenir traders eux-mêmes, sont indirectement intéressés aux gains de l’organisation dans son ensemble. Inversement, les traders disposent d’un pouvoir de négociation car ils sont susceptibles, en quittant l’entreprise, de la priver d’une partie de ses profits (3). Ce pouvoir de négociation pourrait être toutefois amoindri par des politiques de mobilité interne contraignantes. Cette incitation à des prises de position moins risquées pourrait être également confortée par une règle de place limitant le débauchage et instaurant des codes de bonne conduite suffisamment contraignants. Si de telles mesures s’avèrent inefficaces, car impossibles à généraliser au-delà des frontières nationales, la solution se trouve peut-être dans une réflexion sur la rémunération différée (par stock options), sinon la fiscalité de ces très hauts revenus. Mais il faudrait que les problèmes cruciaux de coordination qu’elle induit puissent être dépassés en ces temps de crise.

Améliorer l’information financière
À ces incitations défaillantes au sein des établissements financiers s’est ajoutée une insuffisance de l’information financière. En effet, les modèles utilisés actuellement pour calculer la valeur de marché des actifs financiers (des plus simples aux produits dérivés les plus complexes) sont conçus pour fonctionner par « beau temps » mais n’arrivent pas à intégrer les événements extrêmes comme les crises de liquidité. Il faudrait ainsi enrichir les modèles d’une composante de « risque d’illiquidité des actifs ». Ceux pour lesquels ce risque ne saurait être évalué de manière fiable devraient être écartés du bilan des acteurs de la sphère régulée qui sont les seuls, en théorie, à pouvoir bénéficier du sauvetage par l’État, et ce, afin de « garder les produits nocifs hors des lieux publics » (4) .

Une asymétrie supplémentaire dégradant l’information nécessaire à un bon fonctionnement des marchés est née de la multiplication des transactions de gré à gré (effectuées sans passer par un marché cotant les produits échangés), notamment sur des produits dérivés. Les prises de risque liées à ces derniers seraient plus transparentes si l’on avait recours à une chambre de compensation pour ces opérations, qui agrégerait les informations concernant l’exposition des contreparties sur tout le marché. Elle permettrait d’assurer une gestion mutualisée et bien renseignée des risques individuels tout en limitant les comportements trop risqués par un mécanisme de surveillance mutuelle. Pour certains analystes, la visibilité qui en découlerait constituerait une réponse plus flexible que des restrictions d’activité trop étroites imposées aux établissements financiers (5).

Dans le prolongement des critiques adressées aux modèles d’évaluation du risque crédit, les agences de notation, qui assurent une mission de service public, devraient également affiner leurs notations en prenant en compte le risque de liquidité et le risque opérationnel. Une transparence accrue des notes accordées par les agences et des méthodes utilisées par ces dernières, notamment pour l’évaluation du risque des actifs intervenant dans le calcul des ratios prudentiels des établissements financiers régulés, permettrait de ne pas laisser aux agences le soin d’imposer de facto la discipline réglementaire (6). En outre, en raison des conflits d’intérêt susceptibles d’apparaître à travers la rémunération du travail des agences, il conviendrait de séparer clairement les activités de conseil et de notation. Ces buts ne semblent pas accessibles sans la création d’une agence chargée de la supervision du secteur (7).

Atténuer la procyclicité des normes prudentielles et comptables
Par ailleurs, la crise a révélé les insuffisances des normes prudentielles censées limiter, entre autres, le risque systémique. Ces normes ont concentré une partie des critiques du fait de leur caractère procyclique, dans la mesure où les actifs sont évalués à partir de la valeur de marché, valeur qui devient déconnectée des fondamentaux économiques lors d’une crise de liquidité. Les autorités de réglementation pourraient ainsi élaborer de nouvelles méthodes d’évaluation de la valeur de marché filtrant les composantes qui ne reflètent pas une variation de la valeur fondamentale des actifs et intègrent le risque de liquidité. Il semble également nécessaire de renforcer les exigences de fonds propres en périodes fastes afin de permettre aux banques d’affronter les crises de liquidité mieux capitalisées.

Les critères prudentiels, s’ils doivent être exigeants, n’ont pas à être nécessairement communs à tous les acteurs. En effet, des règles trop générales neutralisent la diversité première qui accompagne l’innovation financière et la diversification des risques. Il peut donc être envisagé d’imposer des règles plus contraignantes aux établissements à mesure que leur impact systémique s’accroît. En effet, certains établissements « too big to fail », anticipant que l’État les soutiendra en cas de difficultés majeures, adoptent un comportement trop risqué. L’assurance d’être secouru par le prêteur en dernier ressort pourrait en conséquence être tarifée, par exemple en soumettant les établissements à des exigences plus strictes (concentration, levier, rémunérations des cadres financiers, atténuation des fluctuations, nature des contreparties) au fur et à mesure de la croissance de leurs actifs et donc du risque qu’ils font courir à l’ensemble du système. Les établissements qui préfèrent poursuivre des stratégies plus risquées que celles permises par le régulateur pourront toujours opter pour une scission car l’effet de dilution préviendrait l’impact systémique (8).

Instituer un superviseur européen des établissements financiers
La multiplication des faillites bancaires en Europe a semé le doute sur l’efficacité du contrôle opéré sur ces établissements, soulevant la question de l’opportunité d’une supervision à l’échelle européenne des banques ayant des activités transfrontalières. En effet, les institutions financières tendent de plus en plus à outrepasser les frontières alors que le contrôle reste toujours national. Ainsi Fortis a-t-elle été renflouée par l’action concertée des trois États du Benelux. Un superviseur européen, qui pourrait prendre la forme d’un collège des superviseurs nationaux, garantirait une vision plus exhaustive du risque pris par les établissements, aujourd’hui difficilement appréhendé par le superviseur national. Il s’affranchirait en outre des logiques d’intérêt susceptibles, par exemple, d’assouplir le contrôle afin de favoriser l’expansion d’un champion national. Ce superviseur européen devrait être indépendant des États, et pourrait ainsi être rattaché à la BCE. La meilleure résistance des banques appartenant aux pays où la supervision bancaire dépend de la banque centrale (France, Espagne, vs. Royaume-Uni) plaide en ce sens. Cependant l'absence d'un Trésor européen unique peut se révéler problématique en cas de nécessité de renflouement (9).

Renforcer la gouvernance économique mondiale
Au niveau macroéconomique, le risque de déflation mondiale nécessite que l’ensemble des pays mène des politiques monétaires et budgétaires concertées. La gestion conjoncturelle des crises d’origine bancaire et financière rencontre un certain consensus keynésien selon lequel la liquidité perdue doit être rétablie rapidement. Les leviers aux mains des pouvoirs publics sont la politique monétaire, la relance budgétaire et la politique de change, en supposant que le recours au protectionnisme soit écarté. Si les taux ne peuvent plus être abaissés, situation dont se rapprochent les pays développés, les conditions d’une « trappe à liquidité », où l’apport de « monnaie banque centrale » au secteur bancaire ne suffit plus à réamorcer l’investissement physique et financier, sont réunies. La relance budgétaire, éventuellement dans sa variante fiscale, devient alors, en omettant dans un premier temps la politique de change, le seul instrument disponible. C’est le chemin que suivra le nouveau gouvernement américain. Le débat outre-atlantique se concentre actuellement sur les volumes en jeu, l’efficacité des allègements fiscaux et leur impact sur la dette. En Europe, les mesures keynésiennes, après certaines réticences allemandes, semblent plus coordonnées et paraissent résister aux tentations protectionnistes.

Cependant, les déséquilibres mondiaux (matérialisés par une surconsommation américaine financée par des excédents chinois) qui ont largement alimenté la crise, sont en partie le résultat de politiques monétaires et de politiques de change non coopératives. En effet, les États-Unis ont maintenu un cours du dollar très bas grâce à l’afflux de l’épargne mondiale alors que le yuan était notoirement sous-évalué. L’explication à ce jour la plus aboutie de cette situation a été apportée par Cavallero, Fahri et Gourinchas (10) qui montrent que la simple asymétrie de développement des marchés financiers entre les États-Unis et l’Asie était à même d’expliquer ces déficits dans un modèle d’équilibre stationnaire.

La coordination des États doit oeuvrer à une relocalisation des liquidités émanant des pays émergents, notamment en incitant ces derniers à mener des politiques plus redistributives et à mettre en place des politiques d’assurance sociale qui provoquent une diminution du taux d’épargne. En l’état actuel, le risque d’une déflation mondiale est en effet entretenu par la difficulté des pays émergents, et de la Chine en premier lieu, à recycler leur épargne, faute d’institutions adéquates. Cette situation conduit à financer les États-Unis et à pousser les taux d’intérêts à la baisse, entretenant le recours au crédit dans les pays riches. Il ne faudrait donc pas que des dépréciations du yuan vis-à-vis du dollar et du dollar ou de la livre vis-à-vis de l’euro entretiennent les conditions propices à l’émergence de nouvelles crises. L’exportation de la déflation américaine ou britannique, couplée à une politique de change chinoise agressive, pourrait entretenir une déflation mondiale qui retarderait un rétablissement des économies sur le court terme. Pour sortir de ce cercle vicieux, une coopération renforcée en matière monétaire serait nécessaire.

À moyen terme, la principale incertitude sur la croissance mondiale réside dans la dynamique d’endettement public. Les chefs d’État français et allemand se sont également exprimés en faveur de nouvelles institutions élargies de coordination des politiques économiques au niveau mondial. Celles-ci pourraient prendre la forme d’un « conseil économique mondial », pendant au Conseil de sécurité de l’ONU et assorti d’une « charte pour une économie à long terme raisonnable » à l’image de celle des Nations unies sur les droits de l’Homme, selon certaines propositions allemandes. Mais il serait aussi possible de confier cette coordination à un FMI renforcé. Lors de sa réunion du 15 novembre dernier, le G20 avait mis en exergue la fonction de surveillance financière du FMI, en contrepoint de la production de normes (comptables ou prudentielles) coordonnée par le FSF (Forum de stabilité financière).

Au coeur de la crise, un rapport de forces déséquilibré entre capital et travail ?
L’idée selon laquelle l’inéquité dans la distribution des revenus nationaux et mondiaux constitue un creuset de déséquilibre est très largement partagée par les intervenants du colloque « Nouveau monde, nouveau capitalisme ». Par ailleurs, un certain nombre de pistes de réforme se rallient au constat d’un ascendant pris par les actionnaires sur les autres parties prenantes à la création de richesses (« stakeholders »), notamment les salariés, favorisant ainsi la montée des inégalités au sein d’un même pays (11).

La montée des inégalités internes aux États-Unis aurait fait le lit de la crise d’endettement
L’ouverture des échanges s’est accompagnée d’une forte montée des inégalités sociales et spatiales au sein des économies développées ou en développement, simultanément à un recul de l’extrême pauvreté. La dégradation relative, à partir des années 1980, des conditions matérielles des travailleurs peu qualifiés des pays industrialisés, notamment aux États-Unis, semble découler d’abord d’une modification structurelle de l’économie (progrès technique biaisé, affaiblissement des syndicats, développement des services). L’expansion des marchés locaux des BRIC et l’émergence de réservoirs de main-d’oeuvre non qualifiée pour l’industrie ont renforcé l’avantage comparatif du Sud et participé plus significativement à la montée des inégalités au Nord après 1990. L’endettement excessif des ménages aux États-Unis, qui est au coeur de la crise financière, semble découler de ce creusement des inégalités : les ménages peu ou moyennement qualifiés qui ont souffert d’une détérioration du partage de la valeur ajoutée à leur détriment auraient recouru à la dette afin de maintenir leurs standards de consommation.

Depuis les années 1970, les 20 % des ménages américains les plus pauvres ont subi, en effet, un ralentissement de l’augmentation de leur revenu, non seulement relativement aux autres ménages, mais aussi en valeur absolue. Ils ont connu ainsi une décennie de quasi-stagnation de leur revenu réel (+0,2 % par an en moyenne pendant 10 ans), alors que les 20 % des ménages les plus riches bénéficiaient d’une augmentation quatre fois plus rapide (graphique 1). Selon E. Saez12, les États-Unis auraient retrouvé une part des plus hauts revenus (10 % des ménages les plus riches) dans le revenu total équivalente au ratio qui prévalait il y a 80 ans.

Le constat plus général d’une déformation des revenus en faveur du capital demeure très controversée (14). En revanche, le renforcement des asymétries entre catégories de salariés (qualifiés ou non qualifiés, appartenant à un grand groupe ou à un sous-traitant…) concernant la stabilité de l’emploi, la formation des salaires, l’accès aux assurances, recrée une actualité autour des réflexions sur les systèmes de gouvernance d’entreprise. Comment garantir une représentation équilibrée des intérêts des différentes parties prenantes ? Ces constats réactivent aussi, sur le plan macro-économique, les réflexions sur les modalités d’une action correctrice ou réparatrice de l’État.

Une remise en cause des modes de gouvernance ?
La question de la gouvernance relève moins d’une supposée « prise de pouvoir des actionnaires » que de la remise en question de certains modes de gestion dont la diffusion aurait accru l’instabilité de la finance et de l’emploi. Au coeur de ces modes de gestion, axés sur la création de valeur actionnariale, on trouve le principe selon lequel c’est à la finance qu’il revient de diversifier et de mutualiser le risque, et non à l’entreprise, principe qui a très fortement influencé les stratégies des grands groupes (« recentrage sur leur coeur de métier ») et poussé à une redistribution des risques au sein de la société.

La crise pourrait cependant révéler une faille dans le système de gouvernance des investisseurs institutionnels (fonds de pension stricto sensu et mutual funds). L’idée selon laquelle ces derniers exerceraient un pouvoir exorbitant sur les entreprises à travers leurs participations dans le capital paraît certes peu fondée, celles-ci étant par nature disséminées et ne représentant individuellement qu’une part faible du capital des grandes cotations. En revanche, la montée des investisseurs institutionnels dans la gestion collective de l’épargne mondiale, à la faveur du vieillissement démographique, soulève la question de leur rôle à long terme et de leur influence stabilisatrice sur les marchés. Ces fonds ne peuvent apparaître comme de simples intermédiaires financiers car ils gèrent, au moins pour partie, une « dette sociale » à leur passif (15) : la composante la plus dynamique de ces fonds (publics ou privés) est constituée de droits à retraite capitalisés, qui ne peuvent être considérés comme une stricte épargne privée. La confiance dans les « fonds de pension » (au sens large, c’est-à-dire des investisseurs portant des droits à la retraite) doit être de même nature que celle accordée aux banques (qui gèrent le bien collectif qu’est la monnaie) dans la mesure où une incertitude radicale sur les revenus de l’inactivité entraînerait des comportements de consommation tout au long de la vie au mieux sous-optimaux, au pire chaotiques. Or, la concurrence entre gestionnaires de fonds sur les marchés financiers pour afficher les meilleures performances à court terme est parfois incriminée comme étant à l’origine d’un affaiblissement de leur fonction stabilisatrice. Les actions, qui étaient notamment une source de rendements élevés pour les fonds d’investissement depuis 15-20 ans, produisent un rendement quasi nul depuis 8-10 ans et connaissent des fluctuations d’une ampleur inégalée dans l’histoire (avec deux épisodes rapprochés de pertes voisines de 50 % pour le S&P500 en six ans). Cet élément pourrait expliquer que les investisseurs soient allés chercher leurs rendements sur des produits à risque et aient contaminé leurs bilans de produits « toxiques », faute de se résoudre à l’entrée dans un environnement de rendements plus faibles.

Cette concurrence ne remplit pas alors les conditions prudentielles nécessaires pour établir la confiance dans le système, en raison des relations asymétriques entre les gestionnaires des fonds et leurs mandants, autrement dit les épargnants : ces derniers n’exercent qu’un contrôle insuffisant sur la gestion de leur épargne. La France semble relativement moins sujette à de telles dérives, observées aux États-Unis avec le cas Enron par exemple, dans la mesure où la loi du 21 août 2003 portant réforme des retraites confère, aux salariés et à leurs représentants, un pouvoir de cogestion sur leur épargne salariale (Plans d’Épargne Entreprise) et leur épargne retraite (Plans d’Épargne Retraite Collectifs). Mais la puissance publique semblerait légitime pour définir des ratios prudentiels (sans hors bilan), contrôlés par des spécialistes, tout en évitant une trop forte immixtion dans la gestion professionnelle des placements des fonds.

Plus généralement, la crise pourrait révéler une défaillance des modes de gestion qui sous-tendent le critère de maximisation boursière. Les conflits et les asymétries d’informations qui peuvent naître entre les dirigeants et les actionnaires sont censés être résolus par la distribution de stock options (qui
permettent de lier l’intérêt des dirigeants à celui des actionnaires) et la certification de l’information financière. Cela revient cependant à faire deux hypothèses que la crise financière actuelle met à mal : d’une part que les informations financières transmises au marché rendent compte de la valeur fondamentale de l’entreprise, assertion aujourd’hui contestable ; d’autre part que les actionnaires sont les seuls créanciers résiduels de l’entreprise.

Or, il apparaît singulièrement aujourd’hui que le risque entrepreneurial est porté aussi par les salariés, et que ces derniers peuvent être analysés comme détenteurs d’une portion du capital immatériel de l’entreprise (16). Dans la mesure où les fonds diversifient le risque alors que les entreprises doivent se spécialiser sur leur coeur de métier, l’instabilité de l’emploi est renforcée via des restructurations (externalisation, sous-traitance, acquisitions…). Si les salariés disposent d’un capital humain spécifique, ils sont peu redéployables, autrement dit difficilement « valorisables » sur le marché externe auprès d’autres entreprises. Ils ne sont ainsi pas incités à investir davantage dans leur formation, et le niveau de production peut en être affecté à long terme. Ces constats plaident en faveur de modèles de gouvernance partenariale, notion développée notamment à travers le concept de «team production »(17). Dans ce modèle, le Conseil d’administration prend une importance capitale pour défendre l’intérêt de l’ensemble des stakeholders, car il doit assurer la coordination de la structure et assumer les choix stratégiques pour encourager chacun à spécialiser ses actifs, augmentant ainsi le profit de tous. On peut en trouver une ébauche dans le mécanisme des provisions anti-OPA existant, à l’heure actuelle, dans 43 États américains (18). Ces provisions partagent de fait un point commun : elles invitent les administrateurs d’une société cible, dans leur appréciation du bien-fondé d’une OPA/OPE, à considérer des intérêts autres que ceux des actionnaires19. En France, la gouvernance des Fonds communs de placement d’entreprise s’en approche également. Ce type de fonds, cadre le plus répandu pour la gestion de l’épargne salariale, possède un conseil de surveillance, définit la politique d’investissement et exerce les droits de vote attachés aux actions détenues. Il est paritaire et comprend une moitié de représentants des salariés et une moitié de représentants de la direction. Il semble cependant qu’en pratique les salariés n’aient que peu d’influence sur la gestion, souvent déléguée et difficilement contrôlable (20).

Rénover l’État social
Le besoin de rééquilibrage des inégalités internes, mis en évidence par la crise, incite aussi à jeter un regard nouveau sur le rôle de l’État en matière de redistribution et d’assurance des risques.

Dans le cas américain, le mode de gouvernance actionnarial a probablement participé au délitement d’un système de solidarité et de protection qui s’était institué au sein des entreprises, sans que l’État prenne véritablement le relais. C’est cet équilibre entre la protection de l’entreprise et de l’État qui est à rebâtir.

Dans le cas de la France, la problématique se pose davantage en terme d’efficacité de l’Étatprovidence : produire la même « prestation sociale » en minimisant les « désincitations » au travail et le degré de défiance interindividuelle. Ces orientations plaident pour la mise en place de systèmes plus transparents et lisibles à l’instar des économies du Nord de l’Europe, avec par exemple :
− l’instauration d’un dialogue social élargi, et de normes négociées plutôt qu’édictées par voie réglementaire, d'une protection sociale efficace, fondée sur des règles transparentes et équitables ;
− la mise en place d’instruments de redistribution clairs, adossés à la fiscalité directe et s’appuyant sur une base large de revenus.

Pour l’ensemble des pays, les opportunités d’intervention de l’État en faveur d’une plus grande équité du capitalisme ne se restreignent pas au champ de la redistribution. La puissance publique se doit en effet de garantir à l’ensemble de sa population des « capabilités » révélatrices de son niveau de bien-être (voir encadré). Un renforcement de l’égalité des chances nécessite donc de mettre davantage l’accent sur l’investissement immatériel et les politiques sociales actives. Il implique aussi probablement de traiter des problèmes plus institutionnels touchant à l’éducation et aux discriminations, afin de relancer l’ascenseur social.

La notion de « capabilities »
La notion de « capabilities » telles que les ont définies Amartya Sen et Martha Nussbaum recouvrent plusieurs dimensions : vivre vieux, participer à l’activité économique, participer à la vie politique…. Proches d’un concept d’égalité des chances à grande échelle, les capabilités sont « un ensemble de vecteurs de fonctionnements qui indiquent qu’un individu est libre de mener tel ou tel type de vie »21. Elles laissent ainsi toute leur place à la liberté de choix, à l’hétérogénéité individuelle et à la nature multi-dimensionnelle du bien-être. Les capabilités essentielles résultent notamment, outre des fonctions régaliennes, des grandes fonctions étatiques correspondant au développement du capital humain et environnemental : l’éducation, la santé, la culture, les loisirs et l’environnement. Une plus grande équité sociale passe par le renforcement de ces fonctions, directement ou par délégation au secteur privé. À l’heure actuelle, si l’on examine les arbitrages qui président à l’allocation des moyens humains des administrations publiques (sur la base des rémunérations publiques rapportées au PIB), on observe que la France investit fortement sur l’éducation et la santé, contrairement aux États-Unis, qui privilégient la première dimension au détriment de la seconde. En revanche, elle est distancée par les pays scandinaves en matière d’accompagnement des personnes en difficulté (politiques sociales actives), même si elle mobilise par ailleurs des moyens importants en faveur du capital humain ou environnemental destiné à l’ensemble de la population. La France développe ainsi une conception de l’État protecteur plutôt passive (redistributive) en comparaison des pays du Nord, qui utilisent beaucoup de moyens humains sur la fonction « d’accompagnement » social.

Certaines interprétations de la crise financière l’envisagent aussi comme la conséquence de déséquilibres plus fondamentaux qui se sont traduits notamment, dès 2006, par des tensions inflationnistes sur les marchés de l’énergie et des matières premières. Ces tensions révèleraient le caractère non soutenable à long terme du régime de croissance en vigueur avant la crise. Se profilent alors des objectifs supplémentaires à ceux déjà évoqués visant à renforcer, dans notre système économique, les critères de durabilité sociale et environnementale. Ainsi, dans sa conclusion du colloque « Nouveau monde, nouveau capitalisme », le Premier ministre a évoqué trois objectifs : réguler les prix de l’énergie tout en sécurisant les approvisionnements, préserver l’environnement et contribuer au développement des pays pauvres. La promotion de telles finalités au sein des institutions multilatérales devra permettre de rééquilibrer le capitalisme au profit des stakeholders au sens alors le plus large, notamment les populations les plus pauvres et les générations futures.

(1) Organisé par M. Éric Besson, secrétaire d'État chargé de la Prospective, de l'Évaluation et de l'Économie numérique, le colloque a été ouvert par M. Nicolas Sarkozy, président de la République française, et M. Tony Blair, représentant du Quartet et ancien Premier ministre du Royaume-Uni, co-présidents du colloque, en présence de Mme Angela Merkel, Chancelière de la République fédérale d'Allemagne. M. François Fillon, Premier ministre, est intervenu en clôture du colloque. Trois tables rondes se sont succédé : Table ronde 1 : « Les valeurs du nouveau capitalisme ». Participants : Tony Blair, Jean-Paul Fitoussi, Francis Fukuyama, Michel Rocard, Amartya Sen, Giulio Tremonti, Enrico Letta, Johanna Hill Dutriz. Table ronde 2 : « Mondialisation et justice sociale ».
Participants : Pascal Lamy, Neelie Kroes, John Monks, Kamal Nath, Jean Pisani-Ferry, Joseph Stiglitz, Wouter Jacob Bos, Thomas J. Mulcair. Table ronde 3 : « Comment peut-on réguler le capitalisme? ». Participants : Ellen Johnson-Sirleaf, François Chérèque, Howard Davies, Edmund Phelps, Jean-Claude Trichet, Zdenek Tuma, Arseniy Petrovych Yatsenyuk, James Purnell. Les actes de cette manifestation sont en cours de publication.
(2) Bonus en cas de gain mais absence de pénalité en cas de perte sur les opérations.
(3) Godechot O., 2008, « La crise des subprimes », Rapport du Conseil d’analyse économique, n° 78, Complément D, La Documentation
française.
(4) Selon l’expression de Jean-Charles Rochet.
(5) Tirole J., 2008, « Leçons d’une crise », Toulouse School of Economics notes, n° 1, décembre.
(6) Tirole J. op. cit.
(7) Des débats sont en cours en Europe pour déterminer si un éventuel agrément des agences de notation devrait être confié au Comité des régulateurs européens des valeurs mobilières (CESR) ou à un collège de superviseurs nationaux.
(8) Voir par exemple les propositions du groupe des 30 présidé par Paul Volcker.
(9) Tirole J., op cit.
(10) Cf. « An Equilibrium Model of Global Imbalances and Low Interest Rates », American Economic Review, 98 : 1, pp.358-397, 2008.
(11) Tony Blair, en particulier, a rappelé l’impératif de prendre en compte l’ensemble des stakeholders, au-delà des intérêts des « shareholders (actionnaires)
(12) Saez E., 2008, «The Evolution of Top Incomes in the United States » : elsa.berkeley.edu/~saez/saez-UStopincomes-2006prel.pdf
(13) Saez E., op cit.
(14) Le partage de la valeur ajoutée est stable sur très longue période aux États-Unis, même si la part du travail régresse très légèrement depuis 20 ans. La part des salaires a sensiblement diminué depuis 20 ans en Europe mais est plutôt stable en France. Ce qui est moins controversé en revanche est le fait que, durant cette période, la forte décrue des taux d’intérêt réel, c'est-à-dire du coût de la dette, semble avoir entièrement profité aux actionnaires. Ceci pourrait expliquer que le rapport de force supposé par certains auteurs comme favorable aux actionnaires soit resté compatible avec une progression globale de la masse salariale.
(15) Aglietta M., 1998, « Le capitalisme de demain », Note de la Fondation Saint-Simon.
(16) Blair M. et Stout L., 1999, « A team production theory of corporate law », Virginia Law Review, vol. 85, p. 247-328.
(17) Blair M. et Stout L., op. cit.
(18) Moore M. et Rebérioux A., 2007, « The corporate governance of the firm as an entity; old issue for the new debate », in Biondi Y., Canziani A. et Kirat T. (éds.), The firm as an entity: implications for economics, accounting, and law, Routledge, p. 348-374.
(19) En Pennsylvanie par exemple, doivent être prises en compte les conséquences pour « tout groupe affecté par cette opération, y compris les actionnaires, les salariés, les consommateurs et les créanciers », ainsi que « les communautés dans lesquelles les bureaux et autres établissements de l’entreprise sont situés ».
20 Autenne A., 2005, Analyse économique du droit de l’actionnariat salarié. Apports et limites des approches contractualiste, néoinstitutionnaliste et comparativiste de la gouvernance d’entreprise, Bruxelles, Bruylant.

Centre d'analyse stratégique
Département des Affaires économiques et financières

www.strategie.gouv.fr

 

Tendance Altermodernisme

tate.jpgA new modernity is emerging, reconfigured to an age of globalisation – understood in its economic, political and cultural aspects: an altermodern culture. Increased communication, travel and migration are affecting the way we live. Our daily lives consist of journeys in a chaotic and teeming universe. Multiculturalism and identity is being overtaken by creolisation: Artists are now starting from a globalised state of culture. This new universalism is based on translations, subtitling and generalised dubbing...

http://www.tate.org.uk/britain/exhibitions/altermodern/ma...

vendredi, 20 février 2009

La Logistique urbaine du futur

tuk tuk.jpgLa logistique est souvent considérée comme une variable d’ajustement dans les chaines de valeur. Avec la crise, c’est plus que jamais une course au cost killing et au low cost. Or dans le même temps, on parle de politique d’achats socialement responsables… Le grand écart ! Côté consommateur la demande c’est une vie simplifiée/facilitée avec des commerces à proximité des axes ou nœuds de transports, proche de leurs lieux habituels [transports, lieu de travail, lieu de vie, etc].

Dans une société qui vise le quaternaire, la difficulté c’est qu’en France, le mot service est assimilé à servile, et la logistique comme les services à personnes, n’a pas une bonne image et surtout personne ne veut payer.

Le commerce doit se rapprocher du chemin des gens. A ce titre il est amusant de noter qu’au Moyen Age, les marchands étaient le long des fleuves et que les commerces étaient des petites échoppes. En 2009, les grands leaders de la distribution reviennent à des plus petits formats en centre ville [un peu le modèle japonais ?]. Maintenant, la tendance [à terme] est au mini, au compact pour tout : magasin, appartements, véhicules [bientôt les Tuk-tuk ???], produits, etc Si la VPC traditionnelle bat de l’aile, le e-commerce ne peut que se développer. Ce sont les modes de vie[s] qui vont façonner la logistique du futur. Dans un monde où les gens vivent speedé [facteur temps] ou ultra vieux [facteur effort], il faut réduire la pénibilité de l’acte de consommer. Par ailleurs, les mécanismes de solidarité se sont désagrégés sous l’impact de la course à l’individualisme ou de l’égocentrisme. La crise a aussi amplifier cela, en réactivant des mécanismes reptiliens de survie [même si on a pu constater à une petite échelle le timide démarrage du covoiturage].

Une des tendances, c’est peut être la relocalisation de certaines activités dans des écosystèmes territoriaux. Des ensembles géographiques vont former des espaces autonomes au niveau culturel, économique, social, etc Il s’agit de fixer les talents et énergies disponibles, pour faire face ensemble aux enjeux du 21éme siècle. Peut être réexaminer les solutions de mobilité au sein de ces espaces, pour des raisons d’efficacité, de sens, de solidarité.

Toutefois, il est clair que les expériences de mutualisation de logistique urbaine au sein d’une même ville pour toutes les entreprises et commerces, par un seul service de transporteur n’a pas encore rencontré de succès.

Mais il faut raisonner au cas par cas, c'est-à-dire trouver des solutions de logistique en fonction de l’urbanisation d’une ville, des densités, de la granulométrie des véhicules, etc Chaque ville a sa signature et ses propres enjeux.

Nous savons que d’ores et déjà que malheureusement les pôles urbains seront de plus en plus engorgés du fait de concentrations des activités économiques [saturation insoluble des pôles urbains hyperactifs]. Nous savons aussi que le prix de l’énergie va brutalement d’ici 2 ou 3 ans. Nous savons que le pouvoir d’achat sera gelé pour au moins 5 ans et que nous sommes repartis pour un haut niveau de chômage. On ne peut pas négliger ces facteurs. Il faut prendre en compte les prochaines ruptures, qui vont transformer les civilisations d’ici 3 à 5 ans, car les phénomènes socio économiques auront un impact sur la logistique urbaine.

Pour les entreprises, il s’agit de faire plus avec moins et pour les consomm’acteurs d’avoir plus avec moins. Une solution c’est la mutualisation, agir en communauté, tout en respectant l’ego de chacun.

La logistique devrait 2.0. La géolocalisation, les puces RFID, les mobiles permettent de faire plus de logistique, avec plus de sécurité et de fluidité. La révolution c’est de mieux relier les énergies disponibles [un peu le phénomène du cloud computing]. Chaque résident d’une ville est un transporteur potentiel…

Aujourd’hui la logistique urbaine est au carrefour du public, du privé qui fonctionne avec des logiques différentes. Le seul pont entre les deux univers, serait peut être l’intérêt croissant des élus locaux pour l’attractivité de leur territoire et la revitalisation de leur centre ville. Si les marchandises ne votent pas pour les élus locaux, les dommages électoraux d’une dépression économique locale, peut être un moteur puissant en 2009.

Peut être pour réinventer la logistique urbaine actuelle, faire réfléchir des individualités qui ne sont pas du secteur [thinking out of the box] et trouver des solutions non conventionnelles. Privilégions les démarches ingénieuses atypiques pour redesigner les chaines de valeur mais en anticipant une ville 2.0 [qui serait la ville après intégration des différents chocs de la crise].

Aussi plutôt que de mener une réflexion par le haut, privilégions des solutions inductives au cas par cas, car de toute manière, les solutions monolithiques ne sont plus envisageables. Stop talking, Start Trying.

Business Anti Crise, c'est possible ! Le cas de dWého

La formule peut paraître bateau mais dWého ne connaît pas la crise (http://www.dweho.com/) . Aujourd'hui enseigne nationale 100% web pour le ménage et le repassage, dWého a surmonté de nombreuses difficultés pour inventer un modèle original et innovant pour se faire une place dans un secteur dynamique mais à la limite de la saturation. Le marché des services à la personne connaît un développement important et fait l'objet de toutes les attentions de la part des pouvoirs publics pour créer de l'activité et de l'emploi. Ce secteur regroupe des dizaines de milliers d'entreprises souvent unipersonnelles ou avec moins de cinq salariés. En même temps plusieurs enseigne s'organisent pour créer des réseaux d'agences franchisées. Dans ce contexte, et face à la conjoncture économique difficile, dWého a choisi un modèle totalement originale en choisissant de proposer une solution 100% web. Une innovation technique et commerciale qui comporte plusieurs avantages dont la capacité à proposer un tarif "discount" et une couverture géographique totale. L'organisation autour du site internet permet de limiter les frais fixes d'installation pour optimiser le recrutement,  l'emploi et la formation des femmes de ménage salariée de dWého. Ce positionnement unique installe dWého sur un niche de marché et sur une clientèle ciblée d'actif et d'internaute. Un des objectifs de dWého est de créer une véritable spécialisation dans la prestation de ménage et repassage.
Nous sommes particulièrement fier d'aller de l'avant pour surmonter la crise en adaptant notre offre de servicee aux nouvelles contraintes du marché. Le pouvoir d'achat des ménage faiblit, et le service de ménage est un service de confort qui ne doit pas gréver le budget familial. Le prix moyen de l'heure de ménage est de 19€/heure et même avec la réduction d'impôt, le coût est de 9,5€/heure. Le modèle de dWého permet de proposer un tarif de 14,90€ soit à peine 7,45€/heure aprés réduction d'impôt. Et nous tenons à préciser que nos salariées sont rémunérées dans les mêmes conditions que nos concurrents. Seulement nous ne supportons pas les mêmes charges de fonctionnement.
Aujourd'hui dWého séduit des consommateurs qui n'étaient pas prêt à renoncer à leur service de confort mais qui ne voulait pas non plus se priver au quotidien. Des consommateurs séduits par leur prix, et qui pour un panier moyen mensuel de 149€/mois (soit 74,50€/heure aprés réduction d'impôt) peuvent se simplifier la vie et réduire leur imposition. Le prochain plan de développement des services à la personne prévoit notamment la possibilité de récupérer mensuellement la réduction d'impôt afin de permettre à tous de gérer au mieux la gestion de sa trésorerie.
Soutenu par Oséo Innovation, nous voulons démontrer quand temps de crise, il ne faut pas faire preuve de fatalisme mais savoir remettre en question son propre modèle afin de s'adapter au contexte. Demain, dans une conjoncture, dWého ouvrira peut-être des agences ou restera sur son modèle inédit, mais continuera de garder à l'esprit qu'il faut savoir rester "léger" pour se réinventer.

--
Eric Charpentier
www.dweho.com
ménage&vous

mercredi, 18 février 2009

Les Stratégies des marques face à la crise

TNS Media Intelligence sur les tendances de consommation 2009

Les marques face à la crise… 4 POSTURES

  1. le "neo protecting"
  2. l’ "easy living"
  3. le "story telling"
  4. le "far thinking"

http://www.tnsmediaintelligence.fr/CPAnneepub_tendancescr...

http://www.levidepoches.fr/weblog/2009/02/entre-d%C3%A9fi...

http://www.paperblog.fr/1404593/crise-economique-tensions...

Des alertes à 360° grâce à SmartFutur

telecommande format gigi.JPG

Le Don de soi 2.0 bientôt tendance en 2009

Diapositive1.JPGLe Don de soi 2.0 bientôt tendance en 2009

Si notre cerveau limbique nous prédestine à la sociabilité et l’altruisme, en cas de crise c’est le cerveau reptilien qui reprend les manettes pour assurer la survie. Nous le constatons autour de nous, les réflexes de solidarité ont disparu car c’est un monde où l’égoïsme a pris des proportions monstrueuses. On est au royaume de l’Ultra Ego. La philanthropie fait souvent un tour par la case narcissique [du mécène] avant de faire le bien. Dans ce paysage de western, l’économie fait [ou faisait ?] figure de territoire sauvage pour les aventuriers et ce qui relevait du non marchand [don, solidarité, générosité, partage, etc] un univers YIN puisqu’il s’agit d’aller au devant des plus démunis [ceux qui n’arrivent pas à marcher sans béquille]. Dans cet imaginaire inconscient, on peut être en pleine schizophrénie : avoir des comportements impitoyables à titre individuel à l’égard de démunis, de gens en difficultés mais avoir une fascination pour sœur Teresa… Aujourd’hui alors que nous affrontons une période de turbulences sans précédent, il est plus que jamais nécessaire de reconstruire des nouvelles formes de solidarités au sein de communautés. Ce n’est pas pour rien que les pingouins forment des groupes sur les banquises. Parions que l’égoïsme intelligent [individuel] peut fonctionner dans ce type de boucle, où l’on raisonne pour l’intérêt global du collectif. Les bénéfices de la communauté sont réservés aux membres, donc stimulation. Ces mécanismes de solidarité ont toujours existé dans les groupes sociaux minoritaires qui devaient assurer leur développement. En 2009, on constate l’explosion du communautarisme grâce au 2.0. Cela peut concerner aussi bien des individus ou des entreprises qui créent des liens, des bulles de confiance pour les membres ou friends selon le contexte ! Avec la love money, c'est-à-dire l’argent de proximité chacun reconstitue un circuit pour des dons ou des prêts. C’est une version du micro crédit déjà pratiquée depuis longtemps en Asie, en Inde ou en Afrique mais revisitée avec de nouveaux outils. Dans le même état d’esprit, il y a des plate formes sur internet qui permettent de relier des gens qui ont envie de donner de leur temps et d’autres personnes qui veulent monter des projets, défendre des causes. Il s’agit de places où l’on reconnecte les énergies disponibles entre des individus partageant des valeurs identiques.

Idem, au niveau de territoires on voit poindre des initiatives civilisationnelles où l’on rassemble des intérêts particuliers et globaux, avec un bénéfice pour tous les acteurs. Des valeurs vertueuses permettent de donner vie à la socio économie !

L’enjeu de ces prochaines années est donc d’inventer des écosystèmes où le don, la générosité, le don de soi, serait compatible avec l’égoïsme, c’est à dire des bulles où l’altruisme pourrait s’exprimer librement et où le cerveau reptilien pourrait être désactivé…

La génération G [comme générosité] pourrait nous aider à ouvrir le chemin en nous familiarisant avec l’équation Kindness = Pleasure, et peut être restaurer des comportements de sociabilité surtout et même en période de pénurie et d’insécurité. Les digital natives vont également disséminer de nouveaux comportements, car ils ont une culture numérique où les affinités et les coopérations sont le mode natif. Ils savent être en communauté de partage et n’ont pas le réflexe de la défiance malheureusement courant.

Les plus avancés pourront s’inspirer des enseignements de l’Asie pour une vue systémique permettant de modifier son rapport au monde.

En clair, il y a des signaux faibles indiquant que le don de soi ou le don, pourraient devenir tendance en 2009, mais revisitée dans des systèmes communautaires compatibles avec des formes plus ou moins intenses d’égoïsme individuel [selon les générations] !!!


René Duringer

mardi, 17 février 2009

Un Manifeste sur la Slow Attitude

cubed_tv.jpgUn nouveau groupe à rejoindre absolument sur Facebook si vous êtes branché SLOW

We all rush. We want it all now. But have you ever noticed how nice it is to slow down? Just for a bit? We tried it. And we rather liked it. We switched our phones off for ten minutes. We walked that last bit home. And we saw more. We noticed how we looked at the things. We see every day in a new light. And the really lovely thing is that it's a never-ending, on-going idea you can make your own in any way you want to. Whenever you need to. Just slow up.

http://www.facebook.com/group.php?gid=49762182487

Les Stratégies gagnantes en 2009

Les nouvelles stratégies en 2009 consistent à imaginer un positionnement n’existant nulle part ailleurs sur le marché. Il faut pour cela développer une originalité et un non conformisme faisant en sorte que vous n’êtes pas en choc frontal, mais plutôt dans une partie de jeu de go. Il faut alors pouvoir enclencher régulièrement des cygnes noirs (mouvements stratégiques non prévisibles par la concurrence et/ou le marché). L’entrepreneur doit penser en dehors du cadre conventionnel. Il faut pour cela inclure plus d’interactivité, plus de design, de sens, de culturel, d’imagination, de simplicité, d’attention, de liens. La créativité mélangée avec de la provocation positive peut faire redémarrer l’envie dans l’œil du consommateur. Pas besoin de prononcer le mot développement durable ou éthique : le consommateur doit avoir la sensation dans son acte d’achat d’être en harmonie avec le mouvement « Construisons un monde meilleur ». Cela doit être subliminal, sans nécessité de sur-jouer. Pas besoin obligatoirement de faire la révolution : parfois un simple déplacement, un décentrage de votre stratégie et vous aurez un angle d’attaque inédit. N’hésitez pas à mettre une dose de sérendipité ou de détournement pour favoriser l’émergence d’une big picture qui n’est pas toujours accessible si vous êtes trop rationnel !!!

 

dimanche, 15 février 2009

Un groupe Facebook sur les Business Anti Crise

Des Business Anti Crise : Yes, we can !!! Les médias nous disent Crise = No Futur = Anxiété. Or la Crise, c’est avant tout une opération Phoenix qui va nous permettre d’atteindre un autre système économique : en clair, un changement de civilisation. De nombreuses opportunités de nouveaux business existent pour ceux qui réinventent les métiers, pratiquent l’innovation radicale, sont à contre courant ou imaginent de nouveaux océans stratégiques… Nous prenons le chemin de la décroissance et pour autant cela va générer de nouveaux business. Vivre avec des ressources naturelles limitées et un dérèglement climatique, va stimuler l’apparition de trouvailles qui vont s’insérer dans nos nouveaux modes de vie. La relocalisation va encourager de nouvelles façons de travailler au niveau d’un territoire. Côté 2.0, l’économie de l’attention, la link économie ou les services autour du numérique (dont la géolocalisation, le récréatif, l’éducatif, etc) sont autant de possibilités de créer de nouvelles activités. Nous savons qu’il nous faudra construire avec un monde nouveau, où ce que nous appelions habituellement « difficulté » sera renommé « opportunité ». Un dérèglement climatique, c’est par exemple la possibilité de reconcevoir des logements. Moins d’argent dans les circuits financiers habituels, c’est la possibilité de mettre en place des réseaux de micro crédits. L’économie doit produire du sens et du lien. Elle ne peut plus être déconnectée du sociétal, de l’humain et du local. L’erreur pour un créateur serait de recopier un modèle d’activité largement répandu, car il y a une forte chance pour qu’il soit obsolète. Pour réussir les Business Anti Crise, l’intelligence connective est indispensable pour mieux faire circuler l’info, les idées, les talents, fonctionner de façon open minded, être décloisonné et poreux. Les outils collaboratifs 2.0 rendent possible la mise en réseau d’intelligences. Cerveaux droit et gauche fonctionnent de mode synchro dans cette soupe neurodigitale ! Les individualités de type « digital natives » (rien à voir avec l’âge) auront sûrement des prédispositions pour cette agilité mentale, d’autres formes d’interactivités, d’autres façons de construire des raisonnements (tag attitude), une culture du virtuel, etc. Même si cette mue dans les 3/5 ans à venir occasionnera des symptômes désagréables, n’oublions pas que des opportunités existent déjà en 2009 pour les audacieux qui osent être à contre courant et surtout que ce changement de paradigme nous conduit à un futur souhaitable où nous serons plus acteur que spectateur. Les Business Anti Crise, sont déjà possibles si vous ne regardez pas le passé, et surtout si vous imaginez des activités qui seront par définition éphémères, réversibles, agiles, hybrides (bi/duo), mobiles et modulables, en fonction des retournements de votre environnement.

vendredi, 13 février 2009

Best of des trends de février 2009

10bird.jpgBest of des trends de février 2009

Contributions des chasseurs de tendances (groupe FaceBook)… Stéphane Galienni, Emmanuel Raca, Agnès Bompeix, Lou Morin, Stéphanie Baudart

Alors que nous entamons un changement de civilisation sans précédent, sur fond de décroissance avec un nouveau paradigme où les digital natives auront un rôle important à jouer, il est plus que jamais nécessaire d’être vigilants sur les signaux faibles ou dissonants de notre environnement. Nous sommes en transit. Les « fabers » vont-ils laisser la place aux « ludens » sans problème ?? La partie n’est pas jouée, car nous constatons tous les jours que les interactions humaines sont de plus en plus rugueuses, pour cause de peur et/ou d’ultra-ego. Or l’avenir, c’est notre capacité à construire des écosystèmes, des communautés, des biosphères, des territoires, des bulles de confiance où nous pourrions partager des valeurs communes. A ce titre les chasseurs de tendances ont une fonction importante, car ils ne doivent pas être des perroquets qui répétent à l'infini ce que tout le monde sait, mais plutôt des aigles en surplomb d'un monde en devenir.

A suivre…

Les meilleurs magazines pour être à l'affût des tendances, des signaux faibles, des anticipations, des soubresauts encore inaudibles du monde, des infos d'avant garde ou indisciplinées, etc ??

Blast [au moins le blog]
Wallpaper
Darkplanneur
Crash magazine
ELLE
VOGUE
AD
L’OFFICIEL
NUMERO

Wired
Crash
Courrier international
Science & vie 
Dirrty glam [online]

Les facteurs géopolitiques qui pourraient impacter dans les 3 ans à venir nos économies, nos modes de vie, nos comportements, nos métiers,...

- Actes de terrorisme aux techniques plus vicieuses que celles déjà utilisées [bombes sales...]

- Augmentation du prix des ressources énergétiques> pétrole, gaz, électricité

- Catastrophes naturelles : de plus en plus conscience de l'écologie et des gestes/comportement vert

- Crise financière/du capitalisme pur et dur : retour aux valeurs humaines, au concret/tangible/matériel [hausse des cours de cuisine, place aux plaisirs simples et partagés, amis/famille.

- Crise moyen orientale débouchant sur un conflit mondial

- Développement des organisations mafieuses

- Développement durable et l’écologie au quotidien

- Diminution des ressources halieutiques

- E-business

- Election d'Obama [place des blacks plus importante à venir, et des autres anciennes minorités ethniques dans le monde occidental. A quand les asiatiques en politique ? ;) Besoin de leader charismatique qui fédère et agit.

- Emeutes de la pauvreté et de la faim en Europe et aux Etats-Unis

- Faillites d’Etats ou de collectivités locales dans le monde…

- Géo localisation de lieux démocratisés via mobile

- Globalisation: besoin de repères/d'identité accrue d'ou explosion des réseaux sociaux/communautés/famille d'élection/rencontres face a la solitude croissante. Besoin de comprendre d'ou l'on vient et comprendre l'autre et autres cultures.

- Implosion sociale suite à l’explosion de la pauvreté dans les pays occidentaux ou des phénomènes d’exclusion sociale

- Mainmise de l'industrie sur des denrées alimentaires encore protégées par certaines lois / je considère que ceci fait partie de la géopolitique dès lors que le lobbying actif de certains secteurs tend à obtenir des résultats inquiétants pour l'équilibre écologique, social et au final géopolitique de notre planète [exemple : privatisation totale des ressources en eau par des sociétés telles que Nestlé / prolifération des OGM et quasi exclusivité d'entreprises telles que Monsanto sur ce type de ressource...]

- Marchés des BRIC [Brésil, Russie, Inde, Chine]

- Micro crédit (adaptation du modèle Yunus à l’Occident ?)

- Retour sur son pays à découvrir: tourisme/travail de proximité. Attitude moins conquérante et plus humble.

- Stratégie Internationale d’Obama

- Terrorisme international

- Transition towns en expansion

- Vieillissement démographique au nord, explosion au sud: renouer entre les générations, donner une place aux seniors dans la vie de la cite [mentoring..] Et aux jeunes : de plus en plus de métiers lies aux services a la personne



Les lieux trendy dans la mégapole Paris pour identifier des mouvements ou tendances qui vont émerger, des signaux faibles, des changements de société, des nouveaux groupes sociaux, les disruptions, les variations de comportements, etc

La rue, toujours

Le 104
La Fiac
Mama shelter
Le slow loft
Le Derrière [3ème]
Le Café du Panthéon [5ème]
Le Georges [4ème]
L'Hôtel Particulier Montmartre [18ème]
Le Footsie [2ème] > de circonstance dans le contexte économique actuel ;-]

ED




Les 5 nouveaux business ou métiers que la crise est en train de générer [ou en cours d'émergence]

- Artistes / créatifs communiquants

- Auditeur >Plus la communication se développe moins l’on écoute l’autre les auditeurs seront là non seulement pour vous écouter mais pour vous guider dans le stress que vous rencontrez…Apportant de facto un regard humain et une présence…

- Auto entrepreneurs en coopérative

- Business autour de la récup/recyclage

- Community managers/réseaux sociaux sectoriels/de niche

- Consultant expert de niche / veille

- Coursier de proximité> Auparavant le coursier était utilisé par les entreprises afin de livrer un pli au plus vite ce service va se généraliser aux particuliers leur offrant plus de temps en déléguant les taches administratives et ménagères [courses superettes…Pressing]

- Derelooking >Comment retrouver la vraie valeur d’un bien d’une chose si celle-ci est maquillée pour mieux être vendu ce sera le métier des « desrelookers » retrouver l’essence du bien du produit du service dépourvu des oripeaux marketing pour mieux en apprécier sa vraie valeur…

- Des coachs pour gérer le temps,

- Green business

- Le low costing >Désormais ce terme sera applicable a toute entreprise faisant l’effort de créer des produits ou services brut destinés a une cible moins argentés et offrant une qualité idem

- Life coach, philosophes, maitres spirituels, psy

- Métiers liés a la convivialité, partage, enrichissement mutuel, progression, formation, collaboratif, création de liens

- Site de vente 2.0 de niche sur le modèle ebay

- Solution low cost avec marketing d’idées livestyle

- Taxigreen > des taxis électriques dans les villes urbanisées intra muros ces taxis offriront des services verts comme la relaxation [musique douce et diffusion d'huiles essentielles naturelles]

Les caractéristiques du nouveau monde after ze crise [solidaire, connecté, empathique, 2.0, local, en guerre, décroissant, en mode survie, green, avec de l'intelligence collective, win win, spirituel, cynique, etc]

- Connecté, interconnecté, surconnecté

- Décroissant, recherche de l'essentiel, du qualitatif et non du quantitatif. Plus authentik que bling bling. Ou au contraire bling bling pour cacher la misère et le vide existentiel?

- Instinct plus que rationnel

- Intelligence collective ou réseaux

- Local, de proximité

- Mort des intermédiaires superflus à commissions

- Sans moyens donc plus créatif

- Sens à sa vie, à ses choix, à sa consommation

- Valeurs immatérielles, spirituel, recherche de sens (commun ?), de cohérence, d'équilibre entre individuel et collectif.

Communiquer en 2009 : La voie du milieu...

En ces temps de fortes turbulences économiques, durant lesquelles les perceptions des différents publics des entreprises (internes et externes) sont plus que jamais soigneusement étudiées, couper les dépenses de communication est très souvent un réflexe immédiat pour bon nombre d’entreprises. Et bien entendu toutes les opérations de communication regroupées sous l’ombrelle - très large – de « communication événementielle » se situent au premier rang de ces coupes immédiates. Ce qui, nous allons le voir, constitue un vrai paradoxe qu’il nous semble intéressant d’analyser.

En effet, quand on examine de plus près ce mouvement de repli (sur soi), il s’agit la plupart du temps pour l’entreprise, moins d’économiser de l’argent, que d’envoyer des signaux clairs tant à l’interne qu’à l’externe, afin de montrer que l’entreprise est capable de « se serrer la ceinture » et donc de faire l’économie d’opérations susceptibles d’être jugées, par ses différents publics et par la société dans son ensemble, comme non indispensables voire superflues.

Nous sommes donc confrontés, mutuellement, à ce paradoxe : l’entreprise choisit de ne pas communiquer pour envoyer à son environnement… un message de gestion responsable de la crise.

En d’autres termes, on coupe la communication pour … communiquer, mais par défaut. Le silence, ou au moins la retenue, est ainsi élevé, dans ce contexte, au rang d’outil de communication et de modification des perceptions.

Alors que nous entamons mondialement, la traversée complexe et sans doute très chahutée, d’une crise dont personne ne mesure encore l’ampleur ni la durée, il nous semble important de réfléchir ensemble sur la posture à adopter durant cette période compliquée et, à bien des égards, exceptionnelle.

Cette crise représente en premier lieu, pour des entreprises comme la nôtre, une opportunité de nous reposer la question de notre impact réel sur la vie, le business, le climat interne, la capacité de séduction et de réassurance des entreprises faisant appel à nos services et à nos savoirs faire. De la même manière, ce contexte exceptionnel doit pousser ces dernières à se questionner sur la manière dont elles doivent conjuguer gestion prudente de la période et préservation (voire resserrement) des « liens » avec leurs collaborateurs, partenaires et clients.

Il est clair que dans la « nébuleuse » événementielle, les opérations de communication revêtent indiscutablement des degrés d’importance différents, notamment d’un point de vue stratégique. Une réunion nationale de fusion ou de mobilisation des équipes face aux défis que l’environnement leur impose n’a, par exemple, en effet rien de comparable avec un événement d’image

Dans le contexte actuel, plus que dans tout autre, la mesure (pour ne pas dire la sagesse), est évidemment l’une des clés.

Pour autant si le repli sur soi et la discrétion semblent légitimes dans un environnement à l’affût des moindres signaux de gestion discutable de la crise, il est cependant important de ne pas se tromper de stratégie : le silence radical pouvant, quant à lui, très vite devenir une source d’inquiétude réelle tant pour les équipes internes de l’entreprise que pour ses partenaires et clients. Nous savons tous la propension de l’être humain, en absence de communication, à se créer ses propres histoires. Et ces histoires sont rarement optimistes…

Dans son livre « Story Telling », Christian Salmon chercheur au CNRS rappelle les effets pervers de ce qu’il appelle « la spirale du silence ».

« … Le silence est associé à différentes qualités, la modestie, le respect des autres, la prudence, le savoir-vivre. En raison de règles de bienséance profondément enracinées, les gens (et les entreprises) se taisent pour éviter les ennuis, les conflits et d’autres dangers perçus. Les vertus sociales du silence sont renforcées par nos instincts de survie… ». Plus loin dans son ouvrage, l’auteur rappelle aussi que « … le silence peut avoir un coût psychologique énorme sur les individus, créant des sentiments de frustration, de colère rentrée et de ressentiment, qui contaminent les interactions, étouffent la créativité et minent la productivité… ».

Sur la base de ce constat, l’équation commence donc à se révéler dans toute sa diversité mais aussi dans toute sa complexité. Une équation dont le nombre d’inconnues est, évidemment, depuis quelques semaines, radicalement en hausse.

Comment donc « doser » sa communication pour, à la fois, envoyer des signaux acceptables par l’environnement global tout en gardant la main sur ses messages et, plus important, sur le moral et la capacité à se dépasser de ses équipes ? Et surtout comment y parvenir dans une période où la performance est l’obligation absolue et la seule réponse qui vaille la peine d’être fournie ?

Sans surabonder de formules depuis longtemps vidées de leur substance, nous pensons que la bonne posture pour toute entreprise n’est pas de communiquer moins, mais de communiquer mieux et sans doute différemment. Et communiquer différemment ne veut pas dire pour autant se recroqueviller sur ses doutes et sur ce qui est la chose la plus difficile à combattre pour tout corps constitué : l’absence de visibilité.

Communiquer différemment ne veut pas dire non plus nécessairement faire profil bas, mais bien faire œuvre de clarté, de transparence et de franc parler même avec le peu de certitudes dont on dispose au moment où l’on s’exprime.

Et nous revenons ainsi à l’essence même de notre discipline qui n’a, depuis bien longtemps, rien à voir avec la gesticulation grossière et ostentatoire.

Une crise, quelle que soit son ampleur, est bel et bien un événement exceptionnel qui impacte la vie de l’entreprise et qu’il convient de traiter de la même manière que tout autre événement, heureux ou difficile.

A cet égard une définition du terme ô combien galvaudé « d’événement » nous fournit un éclairage intéressant et, justement, différent. Un événement est, littéralement, « ce qui émerge de la trame ordinaire. Le paradoxal, à côté du continuum temporel ».

On pourrait donc dire qu’il s’agit du point de fusion entre le conjoncturel et le structurel. Et c’est bien ce à quoi nous avons à faire face ensemble cette année.

Dans cette perspective, nous avons l’intime conviction que notre spécialité, ainsi analysée et reformulée, est non seulement un bon outil de gestion des émotions internes et externes, mais sans doute aussi, une arme stratégique de tout premier plan.

Alors, bien évidemment, nous assistons aujourd’hui indiscutablement à un déplacement du curseur émotionnel des opérations qui nous sont confiées. La motivation et l’enthousiasme étaient, hier, les leviers principaux des opérations que nous mettions en œuvre avec et pour nos clients. Aujourd’hui le cœur des missions qui nous sont confiées vise principalement à contrebalancer la crise de confiance globale par un travail très spécifique sur… la confiance. Se démarquer de la morosité ambiante en adoptant une posture certes mesurée, mais par ailleurs claire et sereine, devient subitement un facteur clé de la recherche de différenciation des entreprises.

« La voie du milieu » chère au confucianisme est donc de mise pour notre activité en 2009. Conjuguer discrétion et restauration de la confiance est un immense défi dans lequel nous pensons tout simplement avoir un rôle important à jouer aux cotés de nos clients.

Pourquoi ? Parce que c’est notre métier.

Source : Ludovic Brun et Hugo Jacomet

 

www.artefactprod.com

Tendance LUDENS !!!

Depuis 3 ans Microsoft France multiplie les initiatives pour mieux comprendre l’impact de l’évolution des usages des NTIC dans la sphère professionnelle (Petit précis d’efficacité collective, 2006 ; Centres des Usages, 2008 ; Centre des usages en ligne et Café des usages, 2009).

Cette étude donne une cartographie complète des usages professionnels en France quels que soient les types d’organisations, leur taille et les catégories professionnelles auprès d’un échantillon de 1 011 personnes.

 

L'étude fait apparaitre clairement l'arrivée des digital natives dans l'entreprise (il s'agit des ludens), avec un clivage très net avec une autre population avec des usages plus classiques des TIC !!!

http://www.microsoft.com/france/entreprises/cafedesusages...

jeudi, 12 février 2009

Tendance Recentrage Maison en 2009, face à la crise

Recentrage sur la maison, à plus forte raison en période de crise, s’observe ainsi dans les créations et révèle une maison comme :
- un symbole révélateur (de ce que nous sommes et où nous en sommes)
- un concept organique (la maison n’est plus un espace à concevoir et à gérer mais un chez soi)
- un chez soi (la maison n’est plus le reflet d’un statut social mais d’un foyer, avec une dimension spirituelle)
- un refuge (être chez soi c’est savoir où on est, avoir un sentiment d’appartenance)
- un symbole de liberté (la liberté d’être soi, même sans masque)
- un repère (en période difficile, la maison est l’image même de la sécurité et la stabilité)

http://www.offremedia.com/DocTelech/Newsletter/TendancesF...

Tendance lourde : souffrance au travail

Tendance Souffrance & Burning out

Il y a les troubles musculosquelettiques, les pathologies liées au stress qui sont métaboliques et celles qui sont psychiques. De plus il y a comme le dit le titre d'un bouquin : "banalisation de la souffrance au travail". Les personnes souffrant de burn out ou de dépression sont stigmatisées. La maladie mentale est considérée comme une tare et un aveu de faiblesse et la responsabilité reste individuelle. On parle meme de proposer des tickets Psy comme des tickets restaurant, et les salariés iraient consulter des psys pour arriver à faire face. Hors la problématique n'est pas qu'une vulnérabilité biologique, il s'agit bien d'une problématique biologique, psychologique, sociale et environnementale. Les personnes ne disposant plus nécessairement de soutien familial ou social ou syndical / collectif sont particulièrement démunies; il faut développer ses réseaux sociaux, non seulemenet professionnels, mais d'amitié, d'entraide, de contacts en tout genre.

SOURCE : Un billet de Françoise Bronner

J'ai très mal au travail

Crise oblige, les priorités des Français se modifient, à en croire les sondages : 75 % (+ 18 points par rapport à juin 2008) d'entre eux placent en tête l'emploi, et 58 % (+ 4 points) le pouvoir d'achat (1). Reportée loin derrière par l'angoisse du chômage et des fins de mois difficiles, la question des conditions de travail n'en reste pas moins terriblement présente au quotidien. A preuve son expression extrême : la multiplication des cas de suicide pour raisons professionnelles. L'immense qualité du film de Jean-Michel Carré J'ai très mal au travail, c'est de nous faire entendre cette souffrance dont témoignent les travailleurs eux-mêmes - ouvriers, employés, cadres.

Destruction des formes de solidarité collective, solitude et mise en concurrence des salariés, ces nouvelles réalités du travail prennent ici tout leur sens, à travers les analyses de chercheurs, psychanalystes, sociologues mais aussi de salariés. La relecture de spots publicitaires, d'images d'actualité ou de films de fiction, insérés entre ces témoignages, offre un voyage initiatique dans cette comédie humaine que sont l'entreprise et le salariat d'aujourd'hui.

http://boutique.monde-diplomatique.fr/boutique/fiche_prod...

We Are Selectors

n62472214440_4168.jpgUn nouveau groupe Facebook à rejoindre...

Partageons la créativité et l'innovation
WAS a pour vocation de devenir une plateforme d’innovation sociale et collaborative au travers du prisme de la création contemporaine et de l’innovation où les internautes peuvent envoyer des idées, collaborer sur des projets, trouver les connaissances et l'inspiration dont ils ont besoin.

Un groupe d’experts, scientifiques, penseurs, sociologues, intellectuels, artistes, innovateurs sélectionnent, ensemble, des enjeux sociétaux d’aujourd’hui et de demain qui peuvent déboucher sur des produits, services, usages et interfaces à fort potentiel de développement industriel. Les projets seront soumis par Internet.

L’objectif est de réunir des artistes (graphisme, design, ..), des chercheurs (ergonomie cognitive de la conception) et des industriels intéressés par les processus de l'innovation numérique au service des industries créatives afin de créer une dynamique intellectuelle et de favoriser les rencontres.
Un groupe de ressources pour faciliter l'interaction, entre les innovateurs sociaux, leurs innovations, les créatifs et créateurs et les citoyens. Les activités couvriront tous les aspects de la vie sociale au travers du prisme de l’économie de l’immatériel, moteur déterminant de la croissance des économies. Aujourd’hui, la véritable richesse n’est pas que matérielle, elle est aussi devenue immatérielle. C’est désormais la capacité à innover, à créer des concepts et à produire des idées qui est devenue l’avantage compétitif essentiel. Au capital matériel a succédé, dans les critères essentiels de dynamisme économique, le capital immatériel ou, pour le dire autrement, le capital des talents, de la connaissance et du savoir.
WAS est un état d'esprit partagé par un groupe de citoyens du monde.

Avril 2009, lancement du projet WAS en ligne et par l'intermédiaire du réseau existant, les groupes de projet sont mis en action. Chaque projet est ouvert à la participation et aux réactions des internautes. Pour chacun des projets, des experts sont invités afin de débattre avec les citoyens pour qu’ensemble on puisse convertir ces projets en réalité.

WAS est fondée sur l'idée d'un partage des connaissances et des compétences en action.

WAS appelle à l'innovation sociale collaborative, appuyé sur des interfaces Web 2.0 et médias sociaux, relayé par une stratégie de communication virale, pour élargir le cadre et la portée du développement du projet et exploiter des connaissances aussi bien internes qu’externes.

L’appel à contribution ouverte, pour initier des projets communs, sera lancé dès le premier rendez-vous WAS qui doit se dérouler à la Cantine fin mars début avril.

WAS fonctionne comme une vitrine d'exposition pour des prototypes, des technologies et des produits créés par les communautés.
WAS façonne l'avenir des industries créatives par les industries numériques.
WAS dévoile également un potentiel d'exportation pour l'avenir.

PARTENAIRES
Les partenaires fondateurs derrière WAS sont PeopleatWork, et Artdicted. Nous sommes en discussion avec des collectivités locales et territoriales, des institutions publiques et parapubliques et des partenaires privés afin de répondre aux ambitions du projet WAS.

samedi, 07 février 2009

Zapping Prospectif Pêle Mêle du 7 février 2009

039H0702.JPGZapping Prospectif Pêle Mêle du 7 février 2009

1.

 

 

 

 

 

1. Grand retour de la géopolitique et de la géo-économie : compte tenu des enjeux autour des ressources naturelles, les entreprises et les secteurs d’activités doivent intégrer dans leur veille. Un conflit par exemple entre le Pakistan et la Chine aura des réactions en chaîne qui va atteindre la PME française dans ses achats et ventes ! Bientôt sur SmartFutur, les 10 facteurs géopolitiques à surveiller dans le futur.

2. Tout est climatique. Toutes les activités économiques vont être remodelées par les évolutions erratiques des climats. Cela guide plus que jamais la façon de consommer, mais cela modifie nos habitats, nos modes de vie, nos secteurs d’activité, etc La prévision météo va devenir une information stratégique pour les entreprises. Les grands groupes ont déjà un climatologue. La couverture des risques climatiques va devenir une priorité.

3. Glissement des blogs pour des formules hybrides wiki-blogs pour créer des biosphères permettant une interactivité grâce aux outils du web 2.0 (objectif, créer des cercles de confiance qui génère du sens à un collectif)

4. Naissance de nouvelles industries culturelles & créatives + renaissance de certaines industries « traditionnelles » quand il existe des savoir faire historiques (à moyen terme !!!)

5. 50 % des entreprises seront passées à l’Open Source dans les 5 ans

6. Utilisation massive de toutes les innovations issues du développement durable et des technologies pour réduire les dépenses des agents économiques ou faire du green business. Ces micro-innovations sont encapsulées naturellement dans les modèles économiques. En plus c’est bon pour la réputation de la marque. Le développement durable, c’est génial pour les radins !

7. Développement de la pensée systémique pour toutes les facettes de la vie de l’entreprise

8. Après la grande vague des délocalisations, le mouvement de balancier inverse va provoquer progressivement des relocalisations…Le prochain choc pétrolier sera alors un accélérateur de ce mouvement.

9. Pour réduire les coûts les entreprises vont développer des systèmes de mutualisation (centre de partages, GIE, groupements d’employeurs, partage de fonctions de support dans une ZAC, etc) ou externaliser les fonctions de support. Idem, décollage du télétravail pour des raisons de coûts.

10. Montée des achats responsables…

11. Les digital natives au centre des débats sur le futur de l’entreprise, car ils ne sont pas solubles dans une entreprise 1.0 et devraient modifier par capillarité les usages à la traîne des technos (à ne pas confondre avec la longue traîne). Microsoft dans une récente étude parle même des digital creators, des ludens et d’autres profils atypiques. Le mille feuilles de certaines entreprises va être bousculé…

12. Le développement économique va se faire de plus en plus en fonction de bulles territoriales, cad d’éco système intégrant tous les acteurs et en faisant converger technologies, talents, développement durable, etc Nécessité de penser systémique avec les interactions entre l’entreprise et son environnement. Cela signifie aussi une capacité à influencer un territoire dans des relations win win (par exemple une entreprise finance une école ou des projets socio-éco avec un retour sous forme de main d’œuvre ou d’autres bienfaits indirects)

13. Développement de nouvelles formules de partenariats public / privé pour faire face ensemble à des enjeux socio-économiques où une seule partie, n’arrive pas financer l’ensemble.

14. Tout doit être décliné en mode éphémère : ventes privées dans des hôtels, modèles économiques, briques informatiques, collections de produits ou de services, etc Nous sommes sur une obsolescence rapide des innovations. Tout est éphémère, jetable, béta, instantané. Fini, les systèmes monolithiques.

15. Développement des activités de mapping/cartographie grâce à la géolocalisation pour identifier sur un territoire les ressources, talents, nuisances, activités, initiatives, etc L’objectif c’est de mieux visualiser la texture d’une urbanisation et de faire interagir, interconnecter, converger les différents points de la carte. Ainsi, pourquoi aller à l’autre bout du monde, si une compétence est disponible dans sa propre rue.

16. Augmentation des adeptes involontaires de la décroissance, du slow, du vivre autrement, de la simplicité volontaire. Suite à la crise les gens recyclent, pratiquent sans le savoir le développement durable, essayent de trouver des formules de solidarité. Retour du bon sens et des radins.

17. Développement des nouveaux pauvres (http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=9... ). La survie devient « tendance » dans de nombreux pays occidentaux, rendant vulnérables classes moyennes, retraités, etc Le mal atteint de nouvelles strates sociales.

18. Augmentation prévisible des tensions géopolitiques pour les accès aux ressources naturelles. Risques de conflits armés, de crises, d’exodes.

19. La grande convergence netbook et mobile, pour bientôt…

20. La virtualisation et la 3D progresse (http://www.infohightech.com/ )

21. De nombreuses innovations technologiques vont révolutionner nos vies suite au salon de Las Vegas http://www.cesweb.org (merci à Bernard Neumeister pour son debriefing)

22. La Génération G (pour "générosité") serait donc en train de faire son chemin. http://www.trendwatching.com suggère huit pistes aux organisations pour qu'elles atteignent ce groupe.

23. Les grandes manœuvres stratégiques (délocalisation, externalisation, fusion, alliances, etc) vont intégrer des systèmes réversibilité…Un accord doit pouvoir être changé à tout moment en cas de retournement.

24. Les vagues massives de licenciement vont générer un volant important de personnes qui vont se retrouver auto-entrepreneur à l’insu de leur plein gré, et seront ainsi les variables d’ajustement en fonction des up & down de l’économie.

25. Face au rétrécissement des flux des retraites, montée des enjeux autour de la patrimonialisation mais également d’une professionnalisation de la gestion de patrimoine. Par ailleurs, comme nous ne vivrons plus que dans des environnements économiques instables, les ménages devront gérer en amont leur autonomie avec un capital, puisque les mécanismes de solidarité sont réduits [entre les générations ou via la société civile]. Un gros marché pour accompagner tous ces ménages.

26. Dans un monde chaotique, la tendance est naturellement au refuge et la recherche d’antidotes... Cette année, crise oblige, tout est valeur-refuge : l'or, le Livret A, le chocolat, le foie gras et, bien sûr, la maison. Après le cocooning des années 1980, le "nesting" (de "nest", nid, en anglais) de l'an 2000, qui élargissait la maison au cercle d'amis, on est arrivé au "hiving" (de "hive", ruche en anglais), cette tendance qui invite le monde à pénétrer chez soi via la technologie. Le tout sur fond de crise internationale. "Face à un monde désorienté, la maison nous console avec des remèdes antimorosité, affirme Etienne Cochet, directeur général et fondateur du Salon Maison et objet. http://www.lemonde.fr/aujourd-hui/article/2009/01/22/la-m...

27. Si beaucoup d’économistes analysent la crise actuelle, en ce calant sur les scénarios du passé, tout devrait se passer comme avant. Une grosse purge, des dégâts collatéraux, puis un redémarrage comme avant. Toutefois, il est quasi certain que nous sommes face un changement de civilisation, un nouveau paradigme. Il ne faut pas sortir de la crise, mais réussir une transformation dans les 3 ans à venir. Il est certain que l’on peut dire que nous sommes dans une période troublée et de turbulences. La « crise » plutôt que d’être une source d’angoisse, va être un formidable accélérateur pour pouvoir mettre en place de nombreuses innovations. Pour faire plus avec moins, il faut radicalement nos façons de faire, de réfléchir, de travailler, il faut revisiter tous les business, il faut faire du bbz mental (comme la touche RESET) car sans innovation radicale, de disruption l’histoire nous rattrapera rapidement.

Marketing is dead...encore plus d'actualité...Retour aux textes de François Laurent

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Il y a deux ans, je lançais mon blog au titre explicite : Marketing Is Dead.[1]

D’aucuns y ont vu un pamphlet, là où il ne fallait qu’entrevoir le plaidoyer pour un autre marketing, loin de la pensée unique qui hante la profession – une discipline par trop codifiée au sein d’ouvrages stéréotypés qui répè­tent à l’infini les mêmes antiennes mais incapable de réfléchir sur elle-mê­me :

« Que le marketing ne se connaisse pas lui-même, c’est une évidence qui saute aux yeux quand on lit ses manuels ou qu’on suit son enseignement. Il n’y est jamais sérieusement question de sa propre histoire, c’est comme s’il était sorti tout armé de la cuisse de l’Economie ».[2]

En un siècle, notre civilisation a changé du tout au tout : il suffit de relire Céline ou Steinbeck pour s’en convaincre. En près d’un siècle d’existence, le marketing repose toujours sur les mêmes préceptes – un peu comme si la société de consommation qui l’a porté sur les fonts baptismaux n’avait pas subi les coups de boutoir de la fin des années soixante, suivis de deux chocs pétroliers, avant la Nouvelle Economie et plus récemment … le Web 2.0 !

Le marketing court à sa perte, s’il ne se réforme pas ! Il y courait déjà dès la fin du siècle dernier, quand l’expression "produit marketing" s’est peu à peu chargée de valeurs négatives dans le parler quotidien des consommateurs ; et il y court encore plus vite, maintenant que sont apparus de nouveaux lieux de libre expression sur le Net qui ont pour nom blogs, réseaux sociaux, wikis, etc.

Ce livre prolonge donc la réflexion initiée sur mon blog, explorant quelques pistes refondatrices – le marketing ne survivra que s’il retrouve la dimension humaine qui lui fait tant défaut aujourd’hui. Et s’il accepte les valeurs émergentes que partagent aujourd’hui les principaux acteurs du Web 2.0 – j’entends par là les citoyens qui surfent, échangent … non les opérateurs de la nouvelle bulle en gestation.

Un autre marketing … Marketing 2.0 ?

Le terme est ambigu, parce que recouvrant au moins deux réalités … pour le plus grand bonheur de ses exégètes, qui peuvent ainsi disserter à l’infini et se contredire à l’envi sous l’œil indifférent d’une imposante majorité qui n’y voit qu’un effet de mode !

Un effet de mode, comme ce Web 2.0 dont il est désormais de bon ton de nous annoncer sans cesse la mort prochaine.

Le Marketing 2.0 pourrait en effet n’être qu’un marketing basé sur ce nou­veau Web : marketing du World of Mouth ou Buzz Marketing – marketing du bouche à oreille et de la rumeur – par exemple, Marketing communau­taire, etc. Un marketing intangible et éternel, s’appropriant simplement de nouvelles techniques au fur et à mesure de leurs apparitions.

Mais le Marketing 2.0 pourrait se révéler bien plus que cela : le marketing d’une nouvelle civilisation, qui se construit non seulement grâce aux outils du Web 2.0 – blogs, wikis, réseaux sociaux, donc – mais également en ré­action contre la société, la civilisation actuelle : notre civilisation !

Et les inconscients qui n’y voient qu’un effet de mode seront surpris quand leurs empires d’hier trembleront … S’effondreront !

Si je devais qualifier d’un terme ce Marketing 2.0-là, j’emploierais bien vo­lontiers celui d’humain … un adjectif particulièrement rare en marketing ! Mais c’est aussi pour cela que le marketing "actuel" court à sa perte : car codifié dans le marbre de traités universitaires, il a bien perdu toute trace d’humanité – puis divergé d’une civilisation qui se transforme aujourd’hui sans lui.

 

(R)évolution ?

Pour un marketing simplement plus humain– telle sera donc l’ultime conclusion de cet ouvrage.

Mais avant d’en arriver à proposer de nouvelles approches et de nouvelles méthodes – ou plus modestement de nouvelles pistes –, il conviendra tout d’abord d’examiner l’ampleur des dégâts dans une première partie : (R)é­volution ?

Le point d’interrogation souligne que le débat est vraiment loin d’être clos entre partisans des deux bords – je l’ai du reste repris des Journées Natio­nales du Marketing organisées fin 2007 à Paris par l’Adetem : Marketing 2.0, évolution ou révolution ?

Les deux premiers intervenants à la tribune ont d’ailleurs immédiatement campé sur des positions diamétralement opposées – Maurice Lévy, président de Publicis, évoquant « un véritable tsunami, un phénomène qui se passe quand l’eau paraît dormante » ; tandis que Julien Lévy, professeur au CNAM et coauteur du Mercator, concluait de manière nettement moins tranchée …

Certes, tout le monde s’accorde sur le même constat, avant de diverger à l’analyse : Le marketing en crise – comme le souligne explicitement ce commentaire laissé par Marc Drillech, ancien président de Publicis Dialog, sur mon blog : « J'ai le sentiment qu'il [le marketing] n'a jamais été aussi présent, lourdingue, envahissant, repérable et pourtant insistant ».[3]

Lui répond comme en écho ce post de Vendredi Treize – qui se présente lui-même comme le blog d’une « grande fan de la mode anglaise » : « Le parfum n'a aucune identité, il est juste là en tant que produit marketing, rien de plus ! Bref, Calvin Klein a besoin de sous ».[4]

Quand à la fois consommateurs et professionnels doutent si fort du marketing, c’est que la situation n’est pas bien brillante … et il est certain que les outils du Web 2.0 ne contribueront guère à l’améliorer : tandis que les marketers s’interrogent ouvertement sur leurs blogs, les consommateurs se gaussent sur les leurs !

Donc le coupable identifié – plus ou moins précisément : Internet, le Web 2.0, la blogosphère ? –, quels conséquences / enseignements en tirer ? Et là, moins d’unanimité …

Il y a les optimistes, qui ne voient là que soubresauts ponctuels et erreurs de jeunesse : jamais nous n’avions connu une telle débauche de nouvelles technologies – les fameuses NTIC, Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication –, il faut bien les "digérer" … quand bien même le flux semble bien loin de s’interrompre : l’an passé, la mode était à MySpa­ce et YouTube après les blogs l’année précédente, cette année c’est FaceBook qui focalise les regards !

Ce qui conduit bon nombre de marketers et de publicitaires à déclarer péremptoirement que Web 2.0, c’est dépassé : on pénètre déjà de plein pied dans le monde du Web 3.0 … sans que l’on nous dise précisément ce qu’il recouvre et en quoi il diffère du précédent.

Ce qui contribue à renforcer l’effet de "mode" de tout l’univers du "2.0" et souligne que, si l’on se dégage un peu des contingences, le résultat se révèle finalement plutôt positif : le marketing s’adapte, certes parfois dans la douleur, mais les premiers succès sont au rendez-vous – Buzz, marketing mobile, nano marketing, etc.

Aux tenants d’une telle Logique de progrès – ce dont traitera précisément le second chapitre – s’opposent ceux d’une Logique de rupture, dont nous développerons les thèses dans le chapitre suivant.

La rupture tient essentiellement à ce que les consommateurs – contrairement aux marketers – n’aspirent plus autant qu’avant au progrès … ou du moins au progrès que leur concoctent les entreprises, sans trop leur demander leur avis : et quand ces dernières les bombardent régulièrement d’innovations, ils font prévaloir leur droit d’inventaire !

Résultats : des milliers d'inventions qui chaque année passent à la trappe pour au mieux encombrer les rayons des solderies ; des promeneurs qui mitraillent leurs amis avec leurs téléphones / appareils photos / baladeurs dernier cri – mais qui ne leur ont rien coûté – sans jamais envoyer aucun MMS, au grand dam des opérateurs.

Face à de tels citoyens, les marketers souffrent : qu’ils tentent d’infiltrer les blogs de leurs consommateurs, et ces derniers les montrent du doigt, les raillent ouvertement ! Qu’ils délocalisent massivement leur production en Extrême Orient pour demeurer compétitifs, et ils se voient ignominieusement montrés du doigt comme esclavagistes !

Bref, il serait temps de tourner la page, de réfléchir à un autre marketing !

 

Civilisation 2.0

Difficile à ce stade de départager les tenants des deux approches : chacun y va de son exemple, et de son contre exemple – toujours si évident, et si efficace !

Si "ça marche" encore, à quoi bon se casser la tête à inventer un nouveau marketing ? Il suffit de se saisir des nouveaux outils de type "2.0" pour les adapter aux besoins publicitaires – et avancer, comme dans une sorte de pari Pascalien : car à agir ainsi, marketers et communicateurs ne prennent pas un grand risque.

Ses œillères bien attachées, le cheval avance toujours bien droit …

Récemment dans un colloque, Philippe Lemoine, président de LaSer et de la Fing, dénonçait le jeunisme des quinquagénaires : à 50 ans, on peut aisément être tonique, mais on n’est plus jeune ; car les jeunes, eux, n’ont jamais vécu un monde sans téléphone mobile ou Internet – ils sont même incapables d’en imaginer un autre.

Et nous-mêmes n’avons jamais vécu autrement que dans une société dite de consommation – en appréciant le plus souvent les bienfaits, en dénonçant parfois les excès : peut-il exister une autre vie, en dehors de cet univers ?

Dans De Pascal à Palo Alto, nous essaierons de prendre un peu de recul et de repenser l’alternative précédemment évoquée – logique de progrès versus logique de rupture – en prenant pied avant la naissance même de notre actuelle société de consommation.

C’est-à-dire quand, riches ou pauvres, les ménagères ne disposaient que de lessiveuses ; quand, pour dialoguer, nos grands parents n’avaient guè­re d’autre choix que de se déplacer ; et quand les principaux échanges se situaient dans le cadre extrêmement étroit de villages ou de quartiers – c’est-à-dire au sein de systèmes extrêmement rigides et codifiés.

Cette France date de moins d’un siècle … deux fois rien, à l’échelle de l’hu­manité ; pourtant, c’est là un autre monde, encore plus énigmatique pour nous que la Chine d’aujourd’hui : car nous ne pouvons plus nous y transporter d’un vol d’Airbus !

Bref il y a eu une vie, une civilisation, avant la société de consommation : pourquoi n’y en aurait-il pas une autre – après ?

D’autant que la dite société de consommation n’a pas toujours rimé avec succès : certes, elle a démarré – ou redémarré – en trombe avec les célèbres Trente Glorieuses ; mais elle a ensuite subi les sarcasmes d’une jeunesse qui ne se reconnaissait guère en elle, avant de s’en venir trébucher face aux deux Chocs Pétroliers.

Pourquoi nos concitoyens, et plus particulièrement ces jeunes dont parlait Philippe Lemoine – car certainement plus dépourvus de préjugés que nous – n’utiliseraient-ils pas les nouveaux outils du Web 2.0 au sens le plus lar­ge, pour créer un monde en meilleure adéquation avec leurs aspirations : une Civilisation 2.0 ?

Pourquoi l’intelligence collective chère à Tim O'Reilly« Pour une part essentielle, le web 2.0 est une affaire d'intelligence collective »[5] – n’autoriserait-elle pas l’émergence d’un monde nouveau, sinon meilleur ?

A titre d’exemple, nous poserons dans Intermède musical, la question : existera-t-il une vie pour la musique après les majors et le CD ? Si nous sommes tous nés avec le vinyle, et nos enfants avec le mp3, nos arrières grands parents ne connaissaient de musique que vivante – qu’en sera-t-il demain ?

 



[2] Marie-Claude Sicard : Danse avec les renards – Editions du Palio, 2007.

[6] Produit ; Prix ; Placement ou distribution ; Promotion ou communication.

[7] Bill Bernbach, fondateur de DDB.

[8] David Ogilvy, fondateur de Ogilvy & Mather

[9] David Ogilvy : La publicité selon Ogilvy, Dunod, 1984.

[10] Gilles Lipovetsky : Le bonheur paradoxal, essai sur la société d'hyperconsommation, Gallimard, 2006.


François LAURENT

ConsumerInsight

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francois.laurent@adetem.net

site : http://www.ConsumerInsight.eu

blog : http://www.marketingisdead.net

La crise, une opportunité pour passer en 2.0 sans attendre 2018 !!!

image christophe colomb.jpgDepuis l’an 2000, l’entreprise agile, étendue, deuxpointzero, matricielle, sans frontières… c’est un peu l’arlésienne. On en parle beaucoup, mais peu de réalisations. Après sa brève apparition en l’an 2000, elle est réapparue en 2008 sous l’effet convergent des réseaux sociaux, de l’internet haut débit et de la porosité des systèmes, communautés et individus. Si pour cause de crise, beaucoup d’entreprises sont revenues à des systèmes pyramidaux, les plus stratèges adopteront l’entreprise 2.0. Pour faire plus avec moins, une seule solution : interconnecter intelligences, talents, énergies, informations. C’est magique. Les plus réfractaires à cet argument, risquent d’être les PME qui pratiquent la ligne Maginot. Certains groupes internationaux ayant une culture de la concurrence et de la diversité culturelle (open minded), ont bien sûr des atouts pour le modèle matriciel. Et of course les gens élevés au digital et au virtuel, pour eux être 2.0 c’est naturel car ils pratiquent l’interactivité sans barrière préétablie. On pourrait alors distinguer 3 catégories : Maginot, Christophe Colomb et Matrix. La bonne nouvelle, c’est que l’Entreprise 2.0 (ou peut importe son nom, du moment que sa pyramide est plate…), tombe à pic pour faire face à la crise. Pour ceux qui seraient un peu en retard, recrutez des Ludens (pour plus d’infos, téléchargez prochainement une enquête Microsoft sur http://www.microsoft.com/france/entreprises/centre-des-usages ) ou envoyez moi un petit mail smartfutur@gmail.com

Une synthèse gratuite sur les tendances du luxe pour une utilisation pro !!!

luxe corner2.jpgUn diaporama pour comprendre en 36 slides les grandes tendances dans l'univers du Luxe pour 2009 et même les 5 ans à venir. Alors que le monde du luxe est en pleine métamorphose, il est important d'identifier les enjeux stratégiques et zones de risques. Cette synthèse a été établie à partir d'un rapport réalisé en décembre 2008 à l'aide de 20 experts passion du luxe, mais également grâce à une veille sur les meilleurs rapports parus en France et à l'étranger sur les tendances du luxe. Merci pour feedback sur ces premières conclusions par email smartfutur@gmail.com !!!

http://www.scribd.com/doc/10973085/Presynthese-Etude-Tend...

vendredi, 06 février 2009

Rejoignez le groupe Chasseurs de Tendances sur Linked

La crise durable que nous traversons, c’est une véritable autoroute pour lancer de nouvelles idées, activités, business. C’est une opportunité magnifique pour tout réinventer. Plus que jamais, nous aurons besoin d’individualités à la proue du navire, des « Christophe Colomb » pour ouvrir le chemin ou éclairer le futur. Il peut s’agir de… chasseur de tendance, trend-spotter, trend hunter, défricheur, découvreur, tendanceur, early adopter, cool hunter, dénicheur, détecteur d'influences créatives, connecteur, trend-setter, trend tracker, précurseur, prospectiviste, influenceur, avant gardiste, geek, décrypteur de tendances, veilleur, innovateur, tendançologue, observateur attentif, spin doctor, explorateur méditatif, créateur de tendances innovantes, trend maker, journaliste trendy, visionnaire, future shaper, styliste, électron libre, marketeur curieux, lecteur attentif, pionnier, influenceur créatif, décodeur d'influences, observateur de l’air du temps, agitateur d’idées, stimulateur de curiosités, éclaireur du futur, planner stratégique, peu importe leurs noms, ce sont des laboratoires intégrés !!! Ils travaillent pour des bureaux ou ateliers de style, des agences de tendances, des observatoires, des entreprises industrielles avec des titres à géométrie variable, le milieu de la mode ou de la décoration ou bien peuvent être consultants ou dans des médias. Pour certains cette activité est encapsulée dans un autre métier. Ils naviguent entre intelligence market, art, design, fashion, sociologie, innovation, street culture, luxe, fooding, décoration, etc Ils sont à la fois observateur et acteur. Ils partent régulièrement en immersion pour identifier ces fameuses tendances qui permettent aux entreprises d'avoir une longueur d'avance. Ils vont visiter des salons professionnels, des galeries, des librairies off, des boutiques branchées, des défilés de créateurs, aller au cinéma, lire les magazines inédits, voyager pour humer, respirer l'air du temps.

A très bientôt sur http://www.linkedin.com/groups?gid=1416777

 

Entreprise2018, version définitive en téléchargement

robot 2.jpgVersion du 6 février 2009 de l'ouvrage officiel de l'Ordre des Experts-comptables sur les grandes tendances du monde dans 10 ans. Indispensable pour comprendre les mutations de son environnement, surtout en temps de crise. Bientôt la suite de l'ouvrage sur un wiki-blog www.entreprise2018.com pour faire vivre le projet en mode 2.0 !!! Pour plus d'infos rduringer@cs.experts-comp tables.org

 

http://www.scribd.com/doc/11785260/Entreprise2018-Version...