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vendredi, 20 février 2009

La Logistique urbaine du futur

tuk tuk.jpgLa logistique est souvent considérée comme une variable d’ajustement dans les chaines de valeur. Avec la crise, c’est plus que jamais une course au cost killing et au low cost. Or dans le même temps, on parle de politique d’achats socialement responsables… Le grand écart ! Côté consommateur la demande c’est une vie simplifiée/facilitée avec des commerces à proximité des axes ou nœuds de transports, proche de leurs lieux habituels [transports, lieu de travail, lieu de vie, etc].

Dans une société qui vise le quaternaire, la difficulté c’est qu’en France, le mot service est assimilé à servile, et la logistique comme les services à personnes, n’a pas une bonne image et surtout personne ne veut payer.

Le commerce doit se rapprocher du chemin des gens. A ce titre il est amusant de noter qu’au Moyen Age, les marchands étaient le long des fleuves et que les commerces étaient des petites échoppes. En 2009, les grands leaders de la distribution reviennent à des plus petits formats en centre ville [un peu le modèle japonais ?]. Maintenant, la tendance [à terme] est au mini, au compact pour tout : magasin, appartements, véhicules [bientôt les Tuk-tuk ???], produits, etc Si la VPC traditionnelle bat de l’aile, le e-commerce ne peut que se développer. Ce sont les modes de vie[s] qui vont façonner la logistique du futur. Dans un monde où les gens vivent speedé [facteur temps] ou ultra vieux [facteur effort], il faut réduire la pénibilité de l’acte de consommer. Par ailleurs, les mécanismes de solidarité se sont désagrégés sous l’impact de la course à l’individualisme ou de l’égocentrisme. La crise a aussi amplifier cela, en réactivant des mécanismes reptiliens de survie [même si on a pu constater à une petite échelle le timide démarrage du covoiturage].

Une des tendances, c’est peut être la relocalisation de certaines activités dans des écosystèmes territoriaux. Des ensembles géographiques vont former des espaces autonomes au niveau culturel, économique, social, etc Il s’agit de fixer les talents et énergies disponibles, pour faire face ensemble aux enjeux du 21éme siècle. Peut être réexaminer les solutions de mobilité au sein de ces espaces, pour des raisons d’efficacité, de sens, de solidarité.

Toutefois, il est clair que les expériences de mutualisation de logistique urbaine au sein d’une même ville pour toutes les entreprises et commerces, par un seul service de transporteur n’a pas encore rencontré de succès.

Mais il faut raisonner au cas par cas, c'est-à-dire trouver des solutions de logistique en fonction de l’urbanisation d’une ville, des densités, de la granulométrie des véhicules, etc Chaque ville a sa signature et ses propres enjeux.

Nous savons que d’ores et déjà que malheureusement les pôles urbains seront de plus en plus engorgés du fait de concentrations des activités économiques [saturation insoluble des pôles urbains hyperactifs]. Nous savons aussi que le prix de l’énergie va brutalement d’ici 2 ou 3 ans. Nous savons que le pouvoir d’achat sera gelé pour au moins 5 ans et que nous sommes repartis pour un haut niveau de chômage. On ne peut pas négliger ces facteurs. Il faut prendre en compte les prochaines ruptures, qui vont transformer les civilisations d’ici 3 à 5 ans, car les phénomènes socio économiques auront un impact sur la logistique urbaine.

Pour les entreprises, il s’agit de faire plus avec moins et pour les consomm’acteurs d’avoir plus avec moins. Une solution c’est la mutualisation, agir en communauté, tout en respectant l’ego de chacun.

La logistique devrait 2.0. La géolocalisation, les puces RFID, les mobiles permettent de faire plus de logistique, avec plus de sécurité et de fluidité. La révolution c’est de mieux relier les énergies disponibles [un peu le phénomène du cloud computing]. Chaque résident d’une ville est un transporteur potentiel…

Aujourd’hui la logistique urbaine est au carrefour du public, du privé qui fonctionne avec des logiques différentes. Le seul pont entre les deux univers, serait peut être l’intérêt croissant des élus locaux pour l’attractivité de leur territoire et la revitalisation de leur centre ville. Si les marchandises ne votent pas pour les élus locaux, les dommages électoraux d’une dépression économique locale, peut être un moteur puissant en 2009.

Peut être pour réinventer la logistique urbaine actuelle, faire réfléchir des individualités qui ne sont pas du secteur [thinking out of the box] et trouver des solutions non conventionnelles. Privilégions les démarches ingénieuses atypiques pour redesigner les chaines de valeur mais en anticipant une ville 2.0 [qui serait la ville après intégration des différents chocs de la crise].

Aussi plutôt que de mener une réflexion par le haut, privilégions des solutions inductives au cas par cas, car de toute manière, les solutions monolithiques ne sont plus envisageables. Stop talking, Start Trying.

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