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  • Zapping Prospectif Pêle Mêle du 7 février 2009

    039H0702.JPGZapping Prospectif Pêle Mêle du 7 février 2009

    1.

     

     

     

     

     

    1. Grand retour de la géopolitique et de la géo-économie : compte tenu des enjeux autour des ressources naturelles, les entreprises et les secteurs d’activités doivent intégrer dans leur veille. Un conflit par exemple entre le Pakistan et la Chine aura des réactions en chaîne qui va atteindre la PME française dans ses achats et ventes ! Bientôt sur SmartFutur, les 10 facteurs géopolitiques à surveiller dans le futur.

    2. Tout est climatique. Toutes les activités économiques vont être remodelées par les évolutions erratiques des climats. Cela guide plus que jamais la façon de consommer, mais cela modifie nos habitats, nos modes de vie, nos secteurs d’activité, etc La prévision météo va devenir une information stratégique pour les entreprises. Les grands groupes ont déjà un climatologue. La couverture des risques climatiques va devenir une priorité.

    3. Glissement des blogs pour des formules hybrides wiki-blogs pour créer des biosphères permettant une interactivité grâce aux outils du web 2.0 (objectif, créer des cercles de confiance qui génère du sens à un collectif)

    4. Naissance de nouvelles industries culturelles & créatives + renaissance de certaines industries « traditionnelles » quand il existe des savoir faire historiques (à moyen terme !!!)

    5. 50 % des entreprises seront passées à l’Open Source dans les 5 ans

    6. Utilisation massive de toutes les innovations issues du développement durable et des technologies pour réduire les dépenses des agents économiques ou faire du green business. Ces micro-innovations sont encapsulées naturellement dans les modèles économiques. En plus c’est bon pour la réputation de la marque. Le développement durable, c’est génial pour les radins !

    7. Développement de la pensée systémique pour toutes les facettes de la vie de l’entreprise

    8. Après la grande vague des délocalisations, le mouvement de balancier inverse va provoquer progressivement des relocalisations…Le prochain choc pétrolier sera alors un accélérateur de ce mouvement.

    9. Pour réduire les coûts les entreprises vont développer des systèmes de mutualisation (centre de partages, GIE, groupements d’employeurs, partage de fonctions de support dans une ZAC, etc) ou externaliser les fonctions de support. Idem, décollage du télétravail pour des raisons de coûts.

    10. Montée des achats responsables…

    11. Les digital natives au centre des débats sur le futur de l’entreprise, car ils ne sont pas solubles dans une entreprise 1.0 et devraient modifier par capillarité les usages à la traîne des technos (à ne pas confondre avec la longue traîne). Microsoft dans une récente étude parle même des digital creators, des ludens et d’autres profils atypiques. Le mille feuilles de certaines entreprises va être bousculé…

    12. Le développement économique va se faire de plus en plus en fonction de bulles territoriales, cad d’éco système intégrant tous les acteurs et en faisant converger technologies, talents, développement durable, etc Nécessité de penser systémique avec les interactions entre l’entreprise et son environnement. Cela signifie aussi une capacité à influencer un territoire dans des relations win win (par exemple une entreprise finance une école ou des projets socio-éco avec un retour sous forme de main d’œuvre ou d’autres bienfaits indirects)

    13. Développement de nouvelles formules de partenariats public / privé pour faire face ensemble à des enjeux socio-économiques où une seule partie, n’arrive pas financer l’ensemble.

    14. Tout doit être décliné en mode éphémère : ventes privées dans des hôtels, modèles économiques, briques informatiques, collections de produits ou de services, etc Nous sommes sur une obsolescence rapide des innovations. Tout est éphémère, jetable, béta, instantané. Fini, les systèmes monolithiques.

    15. Développement des activités de mapping/cartographie grâce à la géolocalisation pour identifier sur un territoire les ressources, talents, nuisances, activités, initiatives, etc L’objectif c’est de mieux visualiser la texture d’une urbanisation et de faire interagir, interconnecter, converger les différents points de la carte. Ainsi, pourquoi aller à l’autre bout du monde, si une compétence est disponible dans sa propre rue.

    16. Augmentation des adeptes involontaires de la décroissance, du slow, du vivre autrement, de la simplicité volontaire. Suite à la crise les gens recyclent, pratiquent sans le savoir le développement durable, essayent de trouver des formules de solidarité. Retour du bon sens et des radins.

    17. Développement des nouveaux pauvres (http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=93228 ). La survie devient « tendance » dans de nombreux pays occidentaux, rendant vulnérables classes moyennes, retraités, etc Le mal atteint de nouvelles strates sociales.

    18. Augmentation prévisible des tensions géopolitiques pour les accès aux ressources naturelles. Risques de conflits armés, de crises, d’exodes.

    19. La grande convergence netbook et mobile, pour bientôt…

    20. La virtualisation et la 3D progresse (http://www.infohightech.com/ )

    21. De nombreuses innovations technologiques vont révolutionner nos vies suite au salon de Las Vegas http://www.cesweb.org (merci à Bernard Neumeister pour son debriefing)

    22. La Génération G (pour "générosité") serait donc en train de faire son chemin. http://www.trendwatching.com suggère huit pistes aux organisations pour qu'elles atteignent ce groupe.

    23. Les grandes manœuvres stratégiques (délocalisation, externalisation, fusion, alliances, etc) vont intégrer des systèmes réversibilité…Un accord doit pouvoir être changé à tout moment en cas de retournement.

    24. Les vagues massives de licenciement vont générer un volant important de personnes qui vont se retrouver auto-entrepreneur à l’insu de leur plein gré, et seront ainsi les variables d’ajustement en fonction des up & down de l’économie.

    25. Face au rétrécissement des flux des retraites, montée des enjeux autour de la patrimonialisation mais également d’une professionnalisation de la gestion de patrimoine. Par ailleurs, comme nous ne vivrons plus que dans des environnements économiques instables, les ménages devront gérer en amont leur autonomie avec un capital, puisque les mécanismes de solidarité sont réduits [entre les générations ou via la société civile]. Un gros marché pour accompagner tous ces ménages.

    26. Dans un monde chaotique, la tendance est naturellement au refuge et la recherche d’antidotes... Cette année, crise oblige, tout est valeur-refuge : l'or, le Livret A, le chocolat, le foie gras et, bien sûr, la maison. Après le cocooning des années 1980, le "nesting" (de "nest", nid, en anglais) de l'an 2000, qui élargissait la maison au cercle d'amis, on est arrivé au "hiving" (de "hive", ruche en anglais), cette tendance qui invite le monde à pénétrer chez soi via la technologie. Le tout sur fond de crise internationale. "Face à un monde désorienté, la maison nous console avec des remèdes antimorosité, affirme Etienne Cochet, directeur général et fondateur du Salon Maison et objet. http://www.lemonde.fr/aujourd-hui/article/2009/01/22/la-maison-refuge-un-concept-decline-sur-tous-les-tons_1145171_3238.html

    27. Si beaucoup d’économistes analysent la crise actuelle, en ce calant sur les scénarios du passé, tout devrait se passer comme avant. Une grosse purge, des dégâts collatéraux, puis un redémarrage comme avant. Toutefois, il est quasi certain que nous sommes face un changement de civilisation, un nouveau paradigme. Il ne faut pas sortir de la crise, mais réussir une transformation dans les 3 ans à venir. Il est certain que l’on peut dire que nous sommes dans une période troublée et de turbulences. La « crise » plutôt que d’être une source d’angoisse, va être un formidable accélérateur pour pouvoir mettre en place de nombreuses innovations. Pour faire plus avec moins, il faut radicalement nos façons de faire, de réfléchir, de travailler, il faut revisiter tous les business, il faut faire du bbz mental (comme la touche RESET) car sans innovation radicale, de disruption l’histoire nous rattrapera rapidement.

  • Marketing is dead...encore plus d'actualité...Retour aux textes de François Laurent

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    Il y a deux ans, je lançais mon blog au titre explicite : Marketing Is Dead.[1]

    D’aucuns y ont vu un pamphlet, là où il ne fallait qu’entrevoir le plaidoyer pour un autre marketing, loin de la pensée unique qui hante la profession – une discipline par trop codifiée au sein d’ouvrages stéréotypés qui répè­tent à l’infini les mêmes antiennes mais incapable de réfléchir sur elle-mê­me :

    « Que le marketing ne se connaisse pas lui-même, c’est une évidence qui saute aux yeux quand on lit ses manuels ou qu’on suit son enseignement. Il n’y est jamais sérieusement question de sa propre histoire, c’est comme s’il était sorti tout armé de la cuisse de l’Economie ».[2]

    En un siècle, notre civilisation a changé du tout au tout : il suffit de relire Céline ou Steinbeck pour s’en convaincre. En près d’un siècle d’existence, le marketing repose toujours sur les mêmes préceptes – un peu comme si la société de consommation qui l’a porté sur les fonts baptismaux n’avait pas subi les coups de boutoir de la fin des années soixante, suivis de deux chocs pétroliers, avant la Nouvelle Economie et plus récemment … le Web 2.0 !

    Le marketing court à sa perte, s’il ne se réforme pas ! Il y courait déjà dès la fin du siècle dernier, quand l’expression "produit marketing" s’est peu à peu chargée de valeurs négatives dans le parler quotidien des consommateurs ; et il y court encore plus vite, maintenant que sont apparus de nouveaux lieux de libre expression sur le Net qui ont pour nom blogs, réseaux sociaux, wikis, etc.

    Ce livre prolonge donc la réflexion initiée sur mon blog, explorant quelques pistes refondatrices – le marketing ne survivra que s’il retrouve la dimension humaine qui lui fait tant défaut aujourd’hui. Et s’il accepte les valeurs émergentes que partagent aujourd’hui les principaux acteurs du Web 2.0 – j’entends par là les citoyens qui surfent, échangent … non les opérateurs de la nouvelle bulle en gestation.

    Un autre marketing … Marketing 2.0 ?

    Le terme est ambigu, parce que recouvrant au moins deux réalités … pour le plus grand bonheur de ses exégètes, qui peuvent ainsi disserter à l’infini et se contredire à l’envi sous l’œil indifférent d’une imposante majorité qui n’y voit qu’un effet de mode !

    Un effet de mode, comme ce Web 2.0 dont il est désormais de bon ton de nous annoncer sans cesse la mort prochaine.

    Le Marketing 2.0 pourrait en effet n’être qu’un marketing basé sur ce nou­veau Web : marketing du World of Mouth ou Buzz Marketing – marketing du bouche à oreille et de la rumeur – par exemple, Marketing communau­taire, etc. Un marketing intangible et éternel, s’appropriant simplement de nouvelles techniques au fur et à mesure de leurs apparitions.

    Mais le Marketing 2.0 pourrait se révéler bien plus que cela : le marketing d’une nouvelle civilisation, qui se construit non seulement grâce aux outils du Web 2.0 – blogs, wikis, réseaux sociaux, donc – mais également en ré­action contre la société, la civilisation actuelle : notre civilisation !

    Et les inconscients qui n’y voient qu’un effet de mode seront surpris quand leurs empires d’hier trembleront … S’effondreront !

    Si je devais qualifier d’un terme ce Marketing 2.0-là, j’emploierais bien vo­lontiers celui d’humain … un adjectif particulièrement rare en marketing ! Mais c’est aussi pour cela que le marketing "actuel" court à sa perte : car codifié dans le marbre de traités universitaires, il a bien perdu toute trace d’humanité – puis divergé d’une civilisation qui se transforme aujourd’hui sans lui.

     

    (R)évolution ?

    Pour un marketing simplement plus humain– telle sera donc l’ultime conclusion de cet ouvrage.

    Mais avant d’en arriver à proposer de nouvelles approches et de nouvelles méthodes – ou plus modestement de nouvelles pistes –, il conviendra tout d’abord d’examiner l’ampleur des dégâts dans une première partie : (R)é­volution ?

    Le point d’interrogation souligne que le débat est vraiment loin d’être clos entre partisans des deux bords – je l’ai du reste repris des Journées Natio­nales du Marketing organisées fin 2007 à Paris par l’Adetem : Marketing 2.0, évolution ou révolution ?

    Les deux premiers intervenants à la tribune ont d’ailleurs immédiatement campé sur des positions diamétralement opposées – Maurice Lévy, président de Publicis, évoquant « un véritable tsunami, un phénomène qui se passe quand l’eau paraît dormante » ; tandis que Julien Lévy, professeur au CNAM et coauteur du Mercator, concluait de manière nettement moins tranchée …

    Certes, tout le monde s’accorde sur le même constat, avant de diverger à l’analyse : Le marketing en crise – comme le souligne explicitement ce commentaire laissé par Marc Drillech, ancien président de Publicis Dialog, sur mon blog : « J'ai le sentiment qu'il [le marketing] n'a jamais été aussi présent, lourdingue, envahissant, repérable et pourtant insistant ».[3]

    Lui répond comme en écho ce post de Vendredi Treize – qui se présente lui-même comme le blog d’une « grande fan de la mode anglaise » : « Le parfum n'a aucune identité, il est juste là en tant que produit marketing, rien de plus ! Bref, Calvin Klein a besoin de sous ».[4]

    Quand à la fois consommateurs et professionnels doutent si fort du marketing, c’est que la situation n’est pas bien brillante … et il est certain que les outils du Web 2.0 ne contribueront guère à l’améliorer : tandis que les marketers s’interrogent ouvertement sur leurs blogs, les consommateurs se gaussent sur les leurs !

    Donc le coupable identifié – plus ou moins précisément : Internet, le Web 2.0, la blogosphère ? –, quels conséquences / enseignements en tirer ? Et là, moins d’unanimité …

    Il y a les optimistes, qui ne voient là que soubresauts ponctuels et erreurs de jeunesse : jamais nous n’avions connu une telle débauche de nouvelles technologies – les fameuses NTIC, Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication –, il faut bien les "digérer" … quand bien même le flux semble bien loin de s’interrompre : l’an passé, la mode était à MySpa­ce et YouTube après les blogs l’année précédente, cette année c’est FaceBook qui focalise les regards !

    Ce qui conduit bon nombre de marketers et de publicitaires à déclarer péremptoirement que Web 2.0, c’est dépassé : on pénètre déjà de plein pied dans le monde du Web 3.0 … sans que l’on nous dise précisément ce qu’il recouvre et en quoi il diffère du précédent.

    Ce qui contribue à renforcer l’effet de "mode" de tout l’univers du "2.0" et souligne que, si l’on se dégage un peu des contingences, le résultat se révèle finalement plutôt positif : le marketing s’adapte, certes parfois dans la douleur, mais les premiers succès sont au rendez-vous – Buzz, marketing mobile, nano marketing, etc.

    Aux tenants d’une telle Logique de progrès – ce dont traitera précisément le second chapitre – s’opposent ceux d’une Logique de rupture, dont nous développerons les thèses dans le chapitre suivant.

    La rupture tient essentiellement à ce que les consommateurs – contrairement aux marketers – n’aspirent plus autant qu’avant au progrès … ou du moins au progrès que leur concoctent les entreprises, sans trop leur demander leur avis : et quand ces dernières les bombardent régulièrement d’innovations, ils font prévaloir leur droit d’inventaire !

    Résultats : des milliers d'inventions qui chaque année passent à la trappe pour au mieux encombrer les rayons des solderies ; des promeneurs qui mitraillent leurs amis avec leurs téléphones / appareils photos / baladeurs dernier cri – mais qui ne leur ont rien coûté – sans jamais envoyer aucun MMS, au grand dam des opérateurs.

    Face à de tels citoyens, les marketers souffrent : qu’ils tentent d’infiltrer les blogs de leurs consommateurs, et ces derniers les montrent du doigt, les raillent ouvertement ! Qu’ils délocalisent massivement leur production en Extrême Orient pour demeurer compétitifs, et ils se voient ignominieusement montrés du doigt comme esclavagistes !

    Bref, il serait temps de tourner la page, de réfléchir à un autre marketing !

     

    Civilisation 2.0

    Difficile à ce stade de départager les tenants des deux approches : chacun y va de son exemple, et de son contre exemple – toujours si évident, et si efficace !

    Si "ça marche" encore, à quoi bon se casser la tête à inventer un nouveau marketing ? Il suffit de se saisir des nouveaux outils de type "2.0" pour les adapter aux besoins publicitaires – et avancer, comme dans une sorte de pari Pascalien : car à agir ainsi, marketers et communicateurs ne prennent pas un grand risque.

    Ses œillères bien attachées, le cheval avance toujours bien droit …

    Récemment dans un colloque, Philippe Lemoine, président de LaSer et de la Fing, dénonçait le jeunisme des quinquagénaires : à 50 ans, on peut aisément être tonique, mais on n’est plus jeune ; car les jeunes, eux, n’ont jamais vécu un monde sans téléphone mobile ou Internet – ils sont même incapables d’en imaginer un autre.

    Et nous-mêmes n’avons jamais vécu autrement que dans une société dite de consommation – en appréciant le plus souvent les bienfaits, en dénonçant parfois les excès : peut-il exister une autre vie, en dehors de cet univers ?

    Dans De Pascal à Palo Alto, nous essaierons de prendre un peu de recul et de repenser l’alternative précédemment évoquée – logique de progrès versus logique de rupture – en prenant pied avant la naissance même de notre actuelle société de consommation.

    C’est-à-dire quand, riches ou pauvres, les ménagères ne disposaient que de lessiveuses ; quand, pour dialoguer, nos grands parents n’avaient guè­re d’autre choix que de se déplacer ; et quand les principaux échanges se situaient dans le cadre extrêmement étroit de villages ou de quartiers – c’est-à-dire au sein de systèmes extrêmement rigides et codifiés.

    Cette France date de moins d’un siècle … deux fois rien, à l’échelle de l’hu­manité ; pourtant, c’est là un autre monde, encore plus énigmatique pour nous que la Chine d’aujourd’hui : car nous ne pouvons plus nous y transporter d’un vol d’Airbus !

    Bref il y a eu une vie, une civilisation, avant la société de consommation : pourquoi n’y en aurait-il pas une autre – après ?

    D’autant que la dite société de consommation n’a pas toujours rimé avec succès : certes, elle a démarré – ou redémarré – en trombe avec les célèbres Trente Glorieuses ; mais elle a ensuite subi les sarcasmes d’une jeunesse qui ne se reconnaissait guère en elle, avant de s’en venir trébucher face aux deux Chocs Pétroliers.

    Pourquoi nos concitoyens, et plus particulièrement ces jeunes dont parlait Philippe Lemoine – car certainement plus dépourvus de préjugés que nous – n’utiliseraient-ils pas les nouveaux outils du Web 2.0 au sens le plus lar­ge, pour créer un monde en meilleure adéquation avec leurs aspirations : une Civilisation 2.0 ?

    Pourquoi l’intelligence collective chère à Tim O'Reilly« Pour une part essentielle, le web 2.0 est une affaire d'intelligence collective »[5] – n’autoriserait-elle pas l’émergence d’un monde nouveau, sinon meilleur ?

    A titre d’exemple, nous poserons dans Intermède musical, la question : existera-t-il une vie pour la musique après les majors et le CD ? Si nous sommes tous nés avec le vinyle, et nos enfants avec le mp3, nos arrières grands parents ne connaissaient de musique que vivante – qu’en sera-t-il demain ?

     



    [2] Marie-Claude Sicard : Danse avec les renards – Editions du Palio, 2007.

    [6] Produit ; Prix ; Placement ou distribution ; Promotion ou communication.

    [7] Bill Bernbach, fondateur de DDB.

    [8] David Ogilvy, fondateur de Ogilvy & Mather

    [9] David Ogilvy : La publicité selon Ogilvy, Dunod, 1984.

    [10] Gilles Lipovetsky : Le bonheur paradoxal, essai sur la société d'hyperconsommation, Gallimard, 2006.


    François LAURENT

    ConsumerInsight

    mobile : 06 07 57 19 41

    fixe : 0 975 56 37 87

    francois.laurent@adetem.net

    site : http://www.ConsumerInsight.eu

    blog : http://www.marketingisdead.net

  • La crise, une opportunité pour passer en 2.0 sans attendre 2018 !!!

    image christophe colomb.jpgDepuis l’an 2000, l’entreprise agile, étendue, deuxpointzero, matricielle, sans frontières… c’est un peu l’arlésienne. On en parle beaucoup, mais peu de réalisations. Après sa brève apparition en l’an 2000, elle est réapparue en 2008 sous l’effet convergent des réseaux sociaux, de l’internet haut débit et de la porosité des systèmes, communautés et individus. Si pour cause de crise, beaucoup d’entreprises sont revenues à des systèmes pyramidaux, les plus stratèges adopteront l’entreprise 2.0. Pour faire plus avec moins, une seule solution : interconnecter intelligences, talents, énergies, informations. C’est magique. Les plus réfractaires à cet argument, risquent d’être les PME qui pratiquent la ligne Maginot. Certains groupes internationaux ayant une culture de la concurrence et de la diversité culturelle (open minded), ont bien sûr des atouts pour le modèle matriciel. Et of course les gens élevés au digital et au virtuel, pour eux être 2.0 c’est naturel car ils pratiquent l’interactivité sans barrière préétablie. On pourrait alors distinguer 3 catégories : Maginot, Christophe Colomb et Matrix. La bonne nouvelle, c’est que l’Entreprise 2.0 (ou peut importe son nom, du moment que sa pyramide est plate…), tombe à pic pour faire face à la crise. Pour ceux qui seraient un peu en retard, recrutez des Ludens (pour plus d’infos, téléchargez prochainement une enquête Microsoft sur http://www.microsoft.com/france/entreprises/centre-des-usages ) ou envoyez moi un petit mail smartfutur@gmail.com

  • Une synthèse gratuite sur les tendances du luxe pour une utilisation pro !!!

    luxe corner2.jpgUn diaporama pour comprendre en 36 slides les grandes tendances dans l'univers du Luxe pour 2009 et même les 5 ans à venir. Alors que le monde du luxe est en pleine métamorphose, il est important d'identifier les enjeux stratégiques et zones de risques. Cette synthèse a été établie à partir d'un rapport réalisé en décembre 2008 à l'aide de 20 experts passion du luxe, mais également grâce à une veille sur les meilleurs rapports parus en France et à l'étranger sur les tendances du luxe. Merci pour feedback sur ces premières conclusions par email smartfutur@gmail.com !!!

    http://www.scribd.com/doc/10973085/Presynthese-Etude-Tendances-Luxe-2009-by-Duringer