Nous sommes dans une période où les ménages, les institutions et les marques subissent une pression constante (coûts élevés, incertitude et ralentissement de la croissance), non pas comme une perturbation temporaire, mais comme le contexte déterminant de la prochaine décennie. Un changement de mentalité, passant de l'optimisme et de l'expansion à la gestion, l'adaptation et la résilience. Plus que jamais il faut savoir compter… même s’il faut aussi savoir conter pour avoir un récit positif sur le monde à venir. Façonnée par des drivers structurants que la transition climatique, une démographie poivre et sel, la dénatalité, l'instabilité géopolitique et la disruption induite par l'IA, évoluant à des rythmes inégaux, certains trop rapides pour que les sociétés puissent les absorber et d'autres trop lentes pour être résolus. Dans l'économie de la durabilité, le succès se définit moins par l'accélération et la disruption, et davantage par la stabilité, la confiance, l'accessibilité et la capacité d'aider les gens à « traverser » cette période plutôt qu'à « progresser ». Espérons que cette « running économy » sera synonyme d’humanisme et de solidarité.
Cap sur l’économie de l’endurance, une décennie en forme de course de fond