dimanche, 13 septembre 2009

Quel est l'avenir de la publicité et de la communication après la sortie de crise ?

Newsletter1129.jpgLes médias sociaux ont posé le problème de l’avenir de la communication traditionnelle (affichage, insertions, TV, radios, etc). Encore aujourd’hui, beaucoup de Dircom conçoivent leur plan de com comme si le monde n’avait pas changé. Nous sommes en multicanal et cela doit inclure plus que jamais les médias sociaux. Dans le même temps, les marques se sont aperçues pour que l’on devait s’adresser de façon différente aux cibles. Le consommateur n’est plus naïf, c’est un stratège, et on ne peut pas lui laver le cerveau, avec les recettes traditionnelles. Le consommateur peut même faire plier une marque avec le buzz en 48 h. Le viral, cela marche dans les deux sens. Rajoutons à cela la crise qui a dégonflé tous les budgets com des entreprises, et on se retrouve avec un paysage en berne. Même le floating en 2009 avait du mal à trouver preneur (Espace publicitaire acheté au dernier moment avant la diffusion de la campagne bénéficiant de conditions tarifaires particulières et avantageuses). Les marques les plus avancées se dotent aujourd’hui de community manager pour créer du lien avec leurs clients. Clairement la communication via internet, est ridiculement pas chère. Ces derniers mois, certains films viraux ont permis des lancements de marques sans grande campagne. Cela peut faire réfléchir. On peut se poser la question de ce que sera la communication après la sortie de crise. Va-t-on revenir à des systèmes d’achats massifs dans les médias traditionnels (arrosage tout azimut) ou va-t-on être plus « crowsourcing » dans la conception de la communication des entreprises, plus diffuse, plus collaborative, plus innovante ?

Commentaires

Jamais on n’a vu naître et se développer autant de bureaux et d’agences conseil en communication, désormais organisés en réseaux européens, voire mondiaux, chargés de distiller la « bonne parole » des entreprises. C’est un des conséquences de la crise actuelle, qui va durement frapper la presse écrite dans son ensemble.

Les annonceurs savent en effet, et depuis long temps, qu’un (bon) article dans un journal, un magazine — ou aujourd’hui sur Internet — a un impact plus élevé sur le public que la publicité*. La tentation est donc grande pour les entreprises de développer leur « communication » en multipliant communiqués et dossiers de presse, qui ne sont en fait la plupart du temps qu’une information commerciale déguisée. Or cette « information », ils en obtiennent ainsi gratuitement la diffusion.

Cela n’aurait que peu d’importance si, dans le même temps, les entreprises ne réduisaient leurs budgets publicitaires, et paradoxalement plus encore en période de crise — alors qu’elles devraient au contraire mobiliser tous leurs moyens pour y faire face… Or, ces entreprises scient la branche sur laquelle elles sont assises.

Car à moins d’être subventionnée par l’Etat — ce qu’évidemment personne ne souhaite —, la presse a besoin des annonceurs pour vivre. Faute d’annonceurs, et faute de lecteurs prêts à en payer le juste prix, des journaux, des magazines spécialisés ou non, vont disparaître dans les prochains mois : ces annonceurs ne disposeront plus alors des relais nécessaires vers le public qu’ils souhaitent atteindre. C’est particulièrement vrai pour la presse spécialisée et la presse professionnelle, qui constitue un relais essentiel vers les circuits de distribution d’un produit.

La crise actuelle, chacun en convient, va redéfinir les habitudes et les rapports entre producteurs et consommateurs, notamment. Il est grand temps de redéfinir aussi les rapports entre les médias et les annonceurs, en vue d’établir une relation « gagnant-gagnant ».

Il faut en tous cas que les annonceurs cessent de considérer que la presse ne sert qu’à relayer gratuitement ce qu’elles ont besoin de communiquer, et qu’elles rétribuent ce service, d’une manière ou d’une autre.

Écrit par : Claude Boiumal | dimanche, 13 septembre 2009

Vous dites : "Le consommateur n’est plus naïf, c’est un stratège, et on ne peut pas lui laver le cerveau, avec les recettes traditionnelles. "

:-)))))

Écrit par : LA MACHINE A ECRIRE | lundi, 14 septembre 2009

Mes hommages, votre article est vraiment et ca se voit, j adhere completement a votre vision des choses.

Écrit par : recette asiatique | mardi, 09 février 2010

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