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jeudi, 31 janvier 2008

Le pitch pour un monde 2.0

e610def95206c2501424071ddbb15405.jpgBienvenue dans la brain économie !
Embarquement immédiat pour l’entrepreneuriat 2.0

A quelques encablures de la bascule d’un monde 2.0, nous voyons tous les limites d’un système économique reposant sur un capitalisme devenu essentiellement financier, une société de l’hyperconsommation où biens matériels et règles du jeu sont encore largement empreints de la révolution industrielle…Nous entamons un cycle de déconstruction/construction dans un univers imprévisible. Si beaucoup d’agents économiques vivent dans la duplication du passé, cette posture n’est plus tenable. On le constate déjà dans certains secteurs d’activités hésitant entre la ligne Maginot ou l’immobilisme. Ainsi le secteur de la musique est globalement en effritement, avec pourtant en arrière plan des signaux positifs dont les labels solo qui inventent de nouveaux modèles pour créer autrement de la valeur.
L’économie 2.0 repose sur l’immatériel, donc sur les individus et les talents de chacun. Après une décennie d’une politique du moins disant en matière de recrutement, faisons le pari que tel l’or ou le diamant, les hauts potentiels seront cotés !!!
L’innovation de demain sera donc massive & ascendante. Déjà en 2008, les consommateurs sont rentrés dans les entreprises. Le pouvoir du buzz, les marques ont compris qu’elles devaient intégrer en amont les consommateurs et coopérer. Maintenant on parle même de crowdsourcing. A l’extrême, certains médias imaginent des contenus éditoriaux entièrement rédigés par les lecteurs émérites !
En 2008, certains groupes générationnels s’arque boutent pour sauvegarder leur espérance de revenus futurs. Face à eux, des nouveaux players rapides, mobiles, guidés par la seule volonté de faire avancer des projets ayant du sens. Des players qui peuvent avoir plus de plaisir à faire du wikipedia, du second life, du facebook ou du poker en ligne, plutôt que du golf. Il s’agit d’individus autotéliques ayant la conscience et la volonté d’agir sur le monde réel [plutôt que la gesticulation], et pour lesquels la capacité à influencer a autant de valeur que la monnaie. Ce potentiel d’influence (oui, je suis un vrai player) c’est aussi de la création de valeur au niveau des individus.
L’entreprise du futur aura donc un ADN inspiré de la nature lui permettant de modifier sa plasticité de façon quasi immédiate en fonction de l’environnement. Résultat, des temps de réponse ultra courts qui excluent les organisations pyramidales encore utilisées chez les dinosaures. Cela exclut aussi toutes les firmes cultivant un cloisonnement interne et incapable d’incuber et de déployer des projets transverses. Une géométrie variable que devra réguler en permanence un entrepreneur 2.0. L’entreprise 2.0 c’est aussi la capacité à se développer dans un écosystème en mouvement. L’ancienne posture consistant à vouloir imposer aux marchés la volonté d’une entreprise est vouée à l’échec, même si cela peut donner l’illusion sympathique de contrôler son futur.
Pour être mobile, beaucoup choisiront la formule de hubs [traduire, collectif pour les soixante huitards] avec des individualités ayant la capacité de cultiver des relations interpersonnelles fortes malgré leurs différences de point de vue. L’intelligence moléculaire en action !
Certes les plus sceptiques peuvent nier l’émergence de cette économie 2.0 et la qualifier d’underground, et de phénomène marginal. Les plus réalistes diront que face au capitalisme galopant des pays concurrençant l’occident, l’immatériel est un chemin à adopter immédiatement. Les plus optimistes diront que nous vivons dans un monde fantastique avec une époque charnière où tout est possible ! Ces derniers les plus à même de penser autrement et d’assumer leur différence…
En 2008, nous le constatons tous que les modèles économiques sont périmés [et toxiques] ; il faut en réinventer de nouveaux d’urgence. Ainsi, il est probable que la génération des produits à 1 euro, n’a pas fini de faire des émules. A ce jour personne ne sait qui va faire une OPA sur cette valeur qui se déplace : ceux qui vendent des suites servicielles, les publicitaires, les moteurs de recherche, les financiers,… La liste est longue, mais on sait qu’il y a un déplacement de la création de valeur ! Le virage dans l’ère du quaternaire sera à l’origine de beaucoup de déçus perclus de certitudes.
L’entreprise 2.0 qui aura su transformer ses fondamentaux devra savoir créer de la valeur, générer de la confiance, inventer de nouvelles façons de manager et travailler ensemble, attirer les meilleurs talents de la planète en son giron, développer une plasticité et une agilité en tant qu’organisme résilient, cultiver des synergies mobiles dans sa biosphère, exploiter la convergence nano/cognitif/techno, être en osmose avec ses clients_partenaires, réussir le passage dans l’ère du service et donner du sens à son action !
Le plus rassurant dans l’histoire [petit h], c’est que derrière la révolution du web 2.0, il y a un monde qui se met en mouvement sous l’impulsion de millions d’individus en réseaux… sociaux & économiques !
René Duringer

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