2008
Ethique, Ecologie, Equitable, … la TPE/PME en 2008 doit apporter du SENS dans son business !!!
Nouvelle génération, nouvelles valeurs, nouveaux comportements, nouveaux usages.
Ethique, Ecologie, Equitable,… Ce mouvement comporte un versant chaud [développement de nouveaux business ou labellisation de produits] et un versant froid [vulnérabilité par rapport à des valeurs qui ne seraient pas respectées ou des menaces générant des risques pour l’entreprise]. La PME est en permanence exposée aux regards des apporteurs de capitaux, des consommateurs, des salariés, des administrations, des associations, pour le meilleur ou le pire… C’est la société de l’information, où chaque individu peut s’exprimer [phénomène blog], tout se sait en temps réel. Le village planétaire est devenu une réalité. Plus que jamais, le battement d’aile de papillon au Pakistan peut déclencher un raz-de-marée à New York. Le futur de notre monde dépendra largement de la capacité des entreprises à incarner les nouvelles valeurs réclamées par l’environnement.
C’est une évolution irréversible de notre société : les entreprises, sont en quelque sorte gardiennes du développement durable de la planète… C’est l’économique qui est maintenant le colonne vertébrale de notre monde. Le public demande de la sécurité [donc de la confiance, des labels, de la réassurance], du sens, des valeurs élevées prenant en compte l’équité, la protection de l’humain et de la nature. Que cela soit pour Enron ou la vache folle [ou le problème du Perrier], le public veut savoir et exige des changements immédiats lors des situations de crise. Dans l’autre sens, le public peut avoir le béguin pour une marque où le dirigeant reverse une partie de son chiffre d’affaires à des associations humanitaires ou caritatives ou bien déclare que ses produits sont réalisés à partir de produits recyclés ou propose un label bio régional pour des aliments !
Au croisement du business et de nouvelles valeurs sociétales, la nouvelle PME doit intégrer dans son modèle économique et sa stratégie cette nouvelle dimension. Pour son dirigeant, la nouvelle donne c’est qu’il doit incarner les valeurs de son entreprise et donc la notion de leadership doit être réinterprétée dans un contexte où tout est médiatique.
Dans l’agenda de la planète, 2008 est une date significative car nous savons tous que nous sommes à un carrefour décisif où tout peut basculer dans un sens ou dans l’autre, selon que nous nous mobilisons ou nous désintéressons pour faire bouger le monde, chacun à notre niveau.

L'avenir c'est la croissance qualitative, celle qui ne se mesure pas spécifiquement avec un pourcentage d'évolution du CA. Bien sûr une progression soudaine de 30 % est exemplaire. Les gens comprennent facilement qu'une société structurée uniquement autour de l'hyperconsommation a ses limites, pour soi même et même pour la planète. Donc la quête du sens a commencé, pour ceux qui sont les plus lucides. Et puis nous voyons bien dans cette fin de cycle économique que la génération bientôt sortante se pose aussi des questions, doutent des croyances qui ont structuré leur vie dans le passé. La croissance doit maintenant apporter du sens. L'entrepreneur du futur, c'est celui qui incarne cette direction qualitative, en étant habité par une vision où l'économique converge avec le respect de l'humain, l'écologie, l'éthique, la beauté, la solidarité, la culture ! Pour autant, cela signifie pour le dirigeant d'être clair dans sa tête sur sa propre quête, ses valeurs et en ce sens le développement professionnel est une discipline à une longue vie. Quels sont ses rêves et comment les rendre compatible avec son projet économique ! Partout dans le monde, on voit des cas concrets d'entrepreneurs qui font converger "réussite économique" ET vision personnelle. Ainsi l'altruisme social peut faire très bon ménage avec la performance financière !