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  • La vision engagée et positive de Philippe Cahen

    133.03.jpgJe vous propose la réflexion suivante : Fin de l’automobile + fin de l’hypermarché = fin de la société de consommation Le raccourci est brutal, mais par où que l’on prenne cette équation, on retombe sur la même conclusion. 1. Il y a plus de 40 ans … Il y a plus de 40 ans, en 1963, Carrefour ouvrait son premier hypermarché à Sainte-Geneviève-des-Bois. 2500m² de surface de vente avec parking. Parking ! Oui ! Et c’était bien là l’une des innovations les plus fortes : prendre sa voiture pour faire ses achats, prendre un chariot à roulettes pour circuler dans le magasin et ainsi acheter plus et remplir le coffre de sa voiture et ne pas rentrer chez soi avec ses courses à bout de bras … L’automobile a été un accélérateur de l’hypermarché et le développement de l’hypermarché a consacré la voiture comme signal de la consommation. Distribution de masse pour une consommation de masse pour une circulation de masse. Ce schéma vaut jusqu’aujourd’hui. 2. Il y a plus de 40 jours … Ce délai est bien sûr arbitraire, mais que vient-il de se passer ces dernières semaines ? Pour l’automobile, c’est l’aveu d’une fin d’époque. Les ventes s’effondrent par inadaptation des produits en vente par rapport aux besoins des utilisateurs. Ne parlons pas du Japon où l’automobile est passée de mode, de la Suisse où ne plus avoir de voiture devient une règle de vie pour plus de 20% des habitants. Aux Etats-Unis, le Sénat a refusé – avant d’avoir été contredit par l’Administration - de sauver les Big Three – General Motors, Ford, Chrysler – d’insuffler des milliards de dollars dans une industrie qui fabrique des produits dont les consommateurs ne veulent plus. En France, le bonus-malus et la prime à la casse sauvent la fabrication de petites voitures de Peugeot, Renault et Citroën en Europe de l’Est et en Turquie (ces états devraient nous remercier !) mais pas les ventes – et donc la fabrication - de voitures moyennes fabriquées en France, alors l’Etat met l’industrie automobile sous perfusion. La baisse momentanée du pétrole et ces perfusions ne font que retarder ce qui est la fin de l’automobile fonctionnant à énergie fossile. Pour l’hypermarché, c’est aussi la fin d’une époque. Plus le temps passe, et plus les hyper français augmentent leur chiffre d’affaires en diminuant leur résultat d’exploitation. La distribution de masse ne satisfait pas une consommation individualisée, le foyer de 3.3 personnes consomme moins qu’un foyer de 2.3 personne, la concurrence s’est spécialisée dans chaque métier pour répondre à un consommateur de plus en plus exigeant. La LME, en réduisant les délais de paiement, va porter le coup de grâce à des acteurs économiques qui vivent de placement d’argent et non pas de leur métier de vendeur. Les rotations des hypermarchés sont deux à quatre fois plus lentes que celles de Tesco en Angleterre. L’hyper est une machine lourde sans souplesse qui devrait accepter de baisser son chiffre d’affaires en diminuant ses références pour relancer la machine au risque d’aller dans le mur … D’ailleurs, Carrefour a osé le premier de parler de diminuer certains hypermarchés de 6000 m² au moins ! Auchan et Cora le préparent-ils en toute discrétion ? Les hypermarchés n peuvent pas demander d’aides de l’Etat : ils n’auront pas de perfusion ! A eux d’être leur propre chirurgien … et vite. 3. Donc curieusement … Donc curieusement, la fin de l’automobile correspond à la fin de l’hypermarché. La fin de la voiture de masse correspond à la fin de la consommation de masse. En raccourci brutal, c’est la fin de la société de consommation. La prospective donnait encore 10 ou 15 ans de réflexions. Eh bien non ! Il faut faire vite. Car ce raccourci n’est pas si brutal qu’il en a l’air : la consommation de pétrole baisse, le pouvoir d’achat baisse et le consommateur doit vivre aussi bien avec moins de revenus, l’automobile et l’hypermarché ne sont plus au centre des passions des consommateurs mais au centre des contraintes, les déchets ménagers baissent montrant un intérêt des consommateur pour « le développement durable », le moins consommer, etc. Nous entrons dans la troisième révolution énergétique : La première révolution énergétique fut la traction animale. Le harnais est apparu au XIème siècle et a solutionné nos principales crises alimentaires européennes. La seconde révolution énergétique fut la machine à vapeur au XVIIIème siècle, à énergie fossile, dont nous savons aujourd’hui qu’elle touche à sa fin par manque d’énergie fossile et par pollution par cette même énergie fossile. La troisième révolution énergétique est en marche : seule l’énergie durable – éolien, solaire, mouvement des eaux – peut sauver le Monde (en fait la présence de l’Homme sur Terre ...). Et comme cette production sera moindre que celle d’énergie fossile, il faudra économise l’énergie. 4. Alors qu’attendre de la crise actuelle … Alors qu’attendre de la crise actuelle ? Une crise est une formidable période de créativité. De la dernière, 1991-1993, est née la plus formidable machine à cash d’aujourd’hui, Google, qui en 10 ans à peine est devenue l’une des société les plus créative du monde qui a distancé tous ses prédécesseurs des NTIC, des nouvelles technologies de l’information. En ce moment, le Google de demain est en cours de gestation dans de multiples domaines. C’est peut-être celui qui remplacera l’automobile, ou celui qui remplacera l’hypermarché. Et comme Google, il ne viendra ni de l’automobile, ni de l’hypermarché, ou plutôt, il se développera dans une culture différente de l’automobile ou de l’hypermarché. Car dans le fond, quel est le métier de Google ? : faciliter la vie sur la toile. Je laisse aux fabricants de voitures, aux « fabricants » d’hypermarchés, le soin de se mettre en position de se définir et non pas en position de survivre. Il est loin le temps où la prospective laissait 15 à 30 années devant soit pour l’industrie automobile et la distribution alimentaire. C’était dans les années 90. La distribution a été protégée par les lois Galland et Raffarin, l’automobile par un pétrole peu cher. Le réveil est aujourd’hui brutal. Et Louis Schweitzer peut se réjoui d’avoir imposé la Logan, et les hyper peuvent regretter de ne pas avoir compris les hard-discounters Aldi et Lidl … Car nous en sommes bien là : le temps de survivre est passé, nous en sommes au temps de se définir … ou disparaître comme ont disparu le maréchal-ferrant et les épiciers en blouse grise … Philippe Cahen Conseil en prospective"

  • Quel avenir pour la culture en France ?

    Futurbulences.jpgPremière rencontre Futurbulences au Théâtre La Piscine

    Le groupe de réflexion Prospectives Futurbulences organise dans son tout nouveau Théâtre La Piscine sa première université d’hiver. Débats d’idées, interventions artistiques et spectacle vivant rythmeront une journée exceptionnelle.

    Ouvert à tous.

    Bain de culture à La Piscine le samedi 17 janvier

    16h – Visite du Théâtre La Piscine

    Bâtiment conçu par Nicolas Michelin, inauguré en octobre 2008

    17h - Débats

    On ne sait plus si La Joconde est aussi importante que Jeff Koons.

    Relire Victor Hugo ou ne pas manquer le dernier épisode de Desperate Housewives ?

    Picasso ? Une marque de voiture. Vinci ? Des parkings.

    Le patron de Mc Donalds devient directeur des musées en Italie.

    Quel avenir pour la culture en France ?

    Entre l'envahissement du marché et la sauvegarde du patrimoine, quelle place pour une culture riche, vivante, actuelle ?

    Comment rémunérer la création à l'âge du tout gratuit ?

    Comment parler de la culture autrement qu'en la célébrant comme un "nouveau levier de croissance" ?

    La culture qui ne sert à rien a-t-elle encore une place en France ?

    Qu’ont à nous dire les industries culturelles ?

    Avec Jean-Michel Bertrand (professeur aux Arts Décoratifs, ancien musicien et champion de voile), Nathaniel Herzberg (journaliste culture au Monde), Bertrand Kudlak (directeur artistique du Cirque Plume), Philippe Garnier (Edition Denoël), François de Mazières (président de la Cité de l’Architecture et du Patrimoine, fondateur du Mois Molière à Versailles, maire de Versailles), François Michaud (conservateur au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris), François Roncillac (metteur en scène, directeur du  Théâtre de l’Aquarium – Cartoucherie de Vincennes)

    19h - Dîner oriental

    Dégustation de couscous et de pâtisseries orientales maison en salle des Machines, lieu de restauration du Théâtre La Piscine.

    20h30 – Halfaouïne, Le Cirque de Tunis

    Ce soir, le temps d’un spectacle, la grande salle du Théâtre Firmin Gémier / La Piscine se transforme en un quartier typique de Tunis, la place Halfaouïne ! Au son des derboukas endiablées, sous des porches mystérieux, des silhouettes se glissent et nous invitent à un jeu de séduction envoûtant. Ils sont dix, viennent tout juste de sortir de l’École de Cirque de Tunis, et par l’énergie de leurs danses et de leurs acrobaties, ils nous entraînent dans un tourbillon d’images tellement vertigineux qu’on ne sait plus où s’arrête la danse et où commence la prouesse physique ! Car ils sont vraiment magiciens, ces acrobates, qui s’allongent sur un fil tendu, se lovent dans un anneau suspendu, dansent à l’horizontale et s’envolent dans les airs !

    Mise en piste Gilles Baron

    21h30 - Jazz au Pédiluve

    Un "after" musical et convivial au Pédiluve, avec scène ouverte, musique live et

    rafraîchissement... Avec le quartet d’Eric Löhrer (guitare) : Jean-Charles Richard (saxophone), Eric Surménian (contrebasse), Patrick Goraguer (batterie).

    http://www.ericlohrer.net/

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    Où ? Théâtre La Piscine 254 avenue de la Division Leclerc à Châtenay-Malabry (92).

    RER (20 min. de Châtelet–Les Halles) Ligne B - Station Antony, puis liaison par navette.

    Départ de la navette devant la gare RER Antony : à 16h30 et à 20h - réservation obligatoire

    Retour de la navette devant le Théâtre La Piscine : à 21h45 et à 23h30 - réservation obligatoire

    Combien ? Entrées libres (réservations conseillées) pour la Discussion et le Jazz au Pédiluve.

    Tarif pour la Représentation d’Halfaouïne : Plein tarif : 22 € / Tarif réduit : 16 € / Tarif préférentiel : 10 €

    Tarif pour le Dîner oriental : 10 €

    Comment ? Pour des questions d’organisation, si vous souhaitez assister à la représentation d’Halfaouïne et/ou dîner, il est indispensable de réserver au 01 46 66 02 74 avant le 14 janvier 2009.

    Information sur www.theatrefirmingemier-lapiscine.fr