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lundi, 21 avril 2008

Sophie Calle, Louise Bourgeois et la prospective

7b6e94ef07ba1a083ad4311dc7b5be0d.jpgL'ADN de l'entreprise du futur passe par la convergence NATE

Quel est le rapport entre Sophie Calle, Louise Bourgeois, la Fondation Cartier et le futur de l'entreprise ? Si pendant des siècles, l'Art et l'économique ont eu des passerelles ritualisées, en 2008, l'art sacralisé s'est invité dans le quotidien, l'art est encapsulé dans les nouveaux modèles économiques (telles les huiles essentielles de fleurs de Lilas dans les nouvelles lessives !), l'art est devenu fongible avec le numérique. Tout le monde est devenu un artiste potentiel : photo, film, musique, etc Chacun veut s'exprimer, forger sa propre identité. Pour quand la version crowdsourcing de l'art ?
C'est une des illustrations de la convergence NATE (Nature/Art/Techno/Economie) que l'on voit se profiler à l'horizon (voir en ce sens le modèle de développement de la Finlande). Celle ci va de pair avec les fusions Homme/Nature, Art/Entreprise, Don/Profit, etc L'ADN de l'entreprise du futur va embarquer l'art pour donner du sens au projet de l'entrepreneur, pour définir une empreinte immatérielle, pour sublimer le quotidien avec du beau, pour forger un méta langage permettant de s'abstraire des pièges de la sémantique. L'art est devenu performance, expérience à vivre, installation éphémére, qui échappe à toute définition d'un courant de pensée, formant ainsi un nuage de points en mouvement. Donc l'Art des collectionneurs existe encore, mais maintenant à l'échelon planétaire, pour une peuplade composée par les nouveaux hyper milliardaires des pays émergents. Il est donc possible que le design devienne la nouvelle déesse de l'économie 2.0, une nouvelle façon d'exciter nos sens affaiblis. On parle même de designer les formes d'organisation des entreprises. Le manager est musicien et pour certains, il peut atteindre aussi l'état de grâce de l'artiste, et devenir why not, un performer. L'art et l'entreprise, n'ont pas fini de s'enrichir mutuellement dans le futur. Le mécénat culturel est une application française, à la version Colbert, mais un premier pas avant des relations fusionnelles à venir.

612ac21f21eb2eb715ee355fb492b587.jpgEnsuite viendra surement un jour où l'art ne sera pas considéré dans l'inconscient collectif, comme un centre de coût, mais comme un véritable driver de la croissance. Il est possible que l'adrénaline de l'entreprise du futur soit le beau, la poésie, le rêve ! S'il est possible de fabriquer en une journée plusieurs tableaux de la Joconde dans un village perdu en Thaïlande, le véritable art pouvant soutenir une croissance durable fait référence à d'autres racines. Au préalable, il faudrait que les entreprises puissent pacifier leur cerveau droit et cerveau gauche, pour considérer l'art et l'entreprise comme un tout. Il faut pour cela des éclaireurs/éclaireuses qui construisent des ponts entre ces deux univers...En attendant, l'art est un formidable instrument non rationnel pour s'interroger sur l'évolution du monde, un point d'entrée qui tel un haïku ne vous donne pas une solution absolue, mais provoque des insights. Autant d'énigmes pour rester en éveil, stimuler la curiosité quand ont tente de s'intéresser au futur. Même qu'avec de l'ouverture d'esprit, cela peut même devenir une wild card, dans la trousse à outil du prospectiviste 2.0 !!

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