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  • L’OBSERVATOIRE DES TENDANCES CHANGE DE LOGO EN 2019 !

    Le logo initial datait de 2011. Depuis il est apparu que dans un monde où nous sommes saturés d’information et notre capacité d’attention semble en baisse, il faut avoir une communication visuelle plus explicite avec un impact immédiat.

     

    Le logo de 2011, puis la nouvelle version 2019 ont été conçus par l’agence de communication graphique DE VISU qui a su retranscrire subtilement l’ADN et l’esprit de l’Observatoire des tendances !

     

    Contact : Philippe Borit / Caroline Nottelet

    De Visu, 5 rue Sédillot - 75007 Paris - 01 42 46 98 99 - contact@de-visu.fr  -

    http://de-visu.fr/ 

     

    L’OBSERVATOIRE DES TENDANCES est un label né en 2011 (antérieurement « Smartfutur »)

    • Un éco-système digital de veille/influence couvrant de multiples secteurs d’activités et sur tous les réseaux sociaux (70 médias sociaux – 170.000 membres)
    • Une activité d’accompagnement digital mixant community management sur-mesure et sourcing digital (chasseur de tendances 2.0) quel que soit le secteur d’activité

    Une approche qui s’appuie sur le process « 24 FAÇONS D’OBSERVER LE MONDE » + un regard sans filtre sur l’environnement pour garantir une ligne éditoriale singulière.

    Soyez inspiré avec l’Observatoire des tendances !

     

    http://observatoiredestendances.fr/

  • Zapping des TENDANCES FOOD 2019

    Pas de scoop en 2019 car on surfe sur le healthy, le vegan, etc Une prolongation de 2018 avec quelques effets waouah. Beaucoup d'articles exploitent les mêmes sources d'information sur les tendances, mais c'est la mise en scène qui peut donner un peu plus pour l'inspiration.

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  • LA COLLAPSOLOGIE ET LE SURVIVALISME, DES LABORATOIRES D’INSPIRATIONS ?

    Il faudrait être naïf ou de mauvaise foi pour se mettre à découvrir en 2019 : désordres climatiques, surpopulation, mondialisation sauvage, risques de pénurie d’eau et alimentaire, flux migratoires climatiques et économiques, tectonique géopolitique, financiarisation de l’économie, pollution, défiance à l’égard de tout ce qui représente une autorité, etc. Depuis le club de Rome en 1968 jusqu’à aujourd’hui, nous sommes régulièrement alertés sur des menaces à l’horizon, avec pour effet de nous plonger ponctuellement dans la sidération.

    Une accélération de tous ces phénomènes, fait que ce qui relevait de la science-fiction où nous étions des spectateurs, pourrait se transformer en réalités inconfortables…de notre vivant.

    Il y a encore moins d’un an parler de collapsologie c’était être décliniste, pessimiste, anti-progrès, défaitiste, rétrograde, antisystème ou crépusculaire. Certes évoquer un scénario d’un effondrement possible et une rupture de toute normalité est à évoquer auprès d’un public open-minded (même si l’effondrement est un scénario du pire avec un calendrier imprévisible…). Parler de décroissance comme un chemin possible est encore une hérésie pour les économistes mainstream, mais l’idée provoque moins de moquerie ou de révulsion. Idem lorsque vous faites votre coming-out social en indiquant que vous optez pour la déconsommation sévère et que vous allez limiter le nombre d’objets que vous souhaitez posséder : il est possible que cela se traduise auprès de votre entourage par des moues dubitatives mais polies (des personnes se demandant si vous ne virez pas à l’antisocial et au hors système révolutionnaire).

    Même si cela a pu sembler anecdotique, il est possible qu’un premier signal a été l’apparition des survivalistes et des preppers (néosurvivalistes) en Amérique du nord dans les années 70 sachant qu’à l’époque ils étaient décrits comme des caricatures de personnages hirsutes vivant au milieu de la forêt avec juste un couteau et une carabine ! Il s’agissait de trouver une vie mode d’emploi pour faire face à de multiples risques et pendant 40 ans s’est développé un ensemble de solutions concrètes (méthodes, formations, ouvrages, boutiques, communautés, etc).

    Après l’époque des pionniers cela a bien changé car en 2019 même les milliardaires américains depuis quelques années s’achètent des bunkers hyper luxe pour pouvoir faire face à tout scénario de crise et en France s’est déroulé pour la première fois en 2018 le Salon du survivalisme. Le bouquin « Comment tout peut s’effondrer : Petit manuel de collapsologie à l’usage des générations présentes » publié en 2015, par Pablo Servigne et Raphaël Stevens a permis de donner ses lettres de noblesse à cette vision. Cela fournissait une grille de lecture systémique pour étayer ce concept. C’est ainsi que cela a donné à des articles « tendance » dans Usbek et Rica, L’ADN, etc en 2017/2018 pour s’intéresser sereinement à ce phénomène sans délire paranoïaque et sans caricatures.

    On est loin du traitement des stéréotypes des films de science-fiction avec un futur cauchemardesque (même si une analyse détaillée peut être une source d’inspirations également). La collapsologie permet d’avoir un mindset transversal pour lire notre environnement, avec l’avantage en France d’inclure une vision plus sociétale qu’aux USA.

    Envisager une catastrophe n’est plus incongru, d’ailleurs il suffit de regarder l’univers de l’entreprise qui utilise l’acronynyme VUCA pour décrire le monde dans lequel nous vivons c’est-à-dire plus en plus Volatile, Uncertain, Complexe et Ambigu. Ce concept qui vient du monde militaire américain vise à faire face à l'imprévu absolu et s'y adapter pour vaincre. Comme les militaires, les entrepreneurs ont un contexte similaire pour faire gagner leur entreprise dans un environnement turburlent et imprévisible.

    S’intéresser à la collapsologie, au survivalisme, aux preppers, aux décroissants, aux adeptes du slow et/ou du minimalisme c’est découvrir d’autres comportements, d’autres stratégies de vie, d’autres formes de lien social dans un monde où il peut être utile de savoir jongler avec rareté et imprévus. Par exemple un entrepreneur zurichois sans domicile fixe vit avec 64 objets personnels et on peut supposer qu’ainsi il est moins vulnérable en cas de choc que s’il avait un appartement et des bureaux… On trouve ainsi de plus en plus de pionniers qui font le choix de ne vivre qu’avec 100 ou 200 objets. Il y a même des concours !

    Ce n’est pas un hasard que le mot #résilient est un quasi slogan, car ce terme neutre permet d’évacuer les peurs d’un futur imprévisible et parfois inconfortable. Dans le monde de l’entreprise on conjugue empowerment, résilience et autonomie. Dans un monde VUCA qui se cabre fréquemment avec des ressources qui se raréfient, si vous n’êtes pas « câblé » d'origine hyper autonome tout terrain, cela peut être fructueux d’en acquérir quelques rudiments à titre perso ou pro.

    Il peut s’agir de communautés spécifiques ou juste des personnes qui vont inclure de nouveaux comportements avec des motivations différents, y compris une posture de résistance/militantisme. Des innovations proviennent régulièrement de ce courant : textiles techniques, habitat mobile, matériaux, énergie, food, etc

    Il ne s’agit pas d’envisager l’apocalypse ou la fin du monde (même si dans un brainstorming cela peut être un thème piquant pour stimuler les participants) et de sombrer dans un monde sans espoir (dystopie), mais de s’autoriser à réfléchir à l’impact de bouleversements dans notre environnement, à la transformation de nos modes de vie.

    En tout état de cause, même si ce courant est encore émergent et diffus, tous ceux qui chassent les tendances auront intérêt à humer l’air du temps de ce mouvement… car LESS IS MORE ne veut pas dire que l’on ne consomme plus du tout et si on évoque des risques de trous d'air, c'est pour trouver des solutions… tout en gardant sa bonne humeur ! Cela peut être un labo d’inspirations ou un cabinet de curiosités selon votre tournure d’esprit, si vous n’avez pas d’œillères limitant votre champ de vision.