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Futur culpa 2019

robot 6.jpgNous vivons dorénavant dans un monde polymorphe/polycentrique résolument imprévisible et irrationnel sans véritable boussole. Depuis l’an 2000 au moins, c’est la fin d’un monde extrapolable et rectiligne. Qui aurait cru par exemple que de nouvelles voies de navigation passeraient par le pôle nord pour le transport de marchandises.

Plus que jamais nous devons penser le futur en mode VUCA : Volatility (Volatilité), Uncertainty (Incertitude), Complexity (Complexité) et Ambiguity (Ambiguité). Pour autant, le logiciel humain dans beaucoup d’entreprises et organisations fonctionnent comme dans l’ancien monde, bien que beaucoup de décideurs pensent sincèrement avoir fait leur upgrade.

C’est tout le paradoxe où toutes les infos nécessaires pour établir une stratégie adaptée dans son secteur d’activité sont disponibles, au point que nous sommes saturés et nous ne pouvons plus distinguer une info mainstream et un signal faible porteur d’un avenir alternatif. Spontanément nous allons éliminer tout ce qui pourrait nous écarter du business as usual. Spontanément aussi notre regard va être attiré par la dernière tendance techno (par exemple) sans prendre de recul, avant de s’apercevoir un ou deux après que cela n’était qu’une bulle. Pour une bienveillance scientifique disons que nous sommes victimes de nos biais cognitifs..

Et si nous rajoutions plus de signaux « improbables » ou qui nous semblent « insensés » dans notre radar ? Pour cela il faut plus que jamais être attentifs aux micro détails et aux chemins de traverses. Mais au préalable il faut établir pour son secteur d’activité un mapping des menaces, opportunités, insights et une bonne dose de transversalité. Un travail minutieux car parfois les pépites seront enfouies dans un labyrinthe de signaux et la petite graine qui va activer le futur est juste sous nos yeux. Ce travail d’exploration sans filtre ne doit pas spécifiquement cultiver une fascination pour l’hypermodernité (la tendance waouah dont tout le monde parle dans les colloques trendy) car parfois le passé peut receler des pistes intéressantes (notamment lorsqu’il y a eu des tentatives d’évolution qui n’ont pas abouti car cela n’était pas time to market et que les acteurs avaient sous-estimé le temps d’incubation ou le temps d’adoption par les consommateurs). Il faut accepter de déconstruire sa vision actuelle du monde de demain pour envisager d’autres scenarios, même si on pense que la probabilité d’émergence est faible.

Envisager le futur en 2019, c’est la capacité à avoir un regard non conventionnel sur son environnement avec une écoute fine des signaux autour de soi, y compris dans sa vie quotidienne. Loin d’être un exercice bohême, c’est une discipline demandant un travail d’engagement où il faut tous les jours sortir de sa zone de confort neuronale. C’est une attention non stop pour être à l’affût de la moindre piste où le dire d’experts n’est pas toujours la source privilégiée. Dans un monde où le retournement et une ambiance chaotique sont la norme, il faut en permanence identifier ces signaux fructueux et apparemment invisibles… sans pour autant avoir en tête le mapping des facteurs qui vont influencer votre secteur d’activité. Bon voyage pour ce new futur !!!

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