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dimanche, 12 septembre 2010

Les Free Lifers, un agrégat de réponses individuelles face à un monde en crise déceptif et sans pitié...

En 1972, je découvre qu'il existe des toilettes sèches dans une revue alternative et en 2010, les français qui utilisent cette solution sont montrés comme des super héros à la télévision comme s'ils étaient les Christophe Colomb d'un nouveau monde... En 1972 on savait déjà construire une éco-maison, gérer sa vie de façon simple, etc Certes il fallait lire la littérature alternative de l'époque ou aller voir du côté de la Suisse. En fait avant la crise financière de 2009, tous les mouvements décroissants qui sont apparus, étaient un vrai militantisme, un vrai engagement, car nous étions encore à flot, et il y avait de l'argent. On faisait cela pour protéger la planète ou par forme d'idéalisme, utopie sociale. En 2010, on constate que l'entreprise est maintenant déceptive, que le pouvoir d'achat a été bloqué depuis 10 ans [même si l'Insee dit que l'on devient de plus en plus riche], que les aliments sont toxiques [allez dans une supérette et examinez la composition des produits... c'est une accumulation de produits chimiques, avec au moins une dizaine de lignes], etc etc On a vécu dans l'illusion d'un monde illimité, où quoiqu'il arrive tout va repousser, qu'il y aura une croissance après la crise, que le progrès est sans fin, etc Nous vivons dans un monde limité, avec des ressources naturelles limitées, un espace limité, même si cela relève des évidences. Une fois que l'on a intégré que le monde était limité, que nous ne sommes plus dans le story telling de la croissance éternelle et de l'argent à gogo, on se demande ce que l'on peut faire de nos vies. La crise a donc joué un rôle d'électrochoc et chacun s'est aperçu que les marques nous vendaient n'importe quoi, des choses inutiles ou trompeuses, et les impostures sont démasquées naturellement. Ainsi, une marque qui utilise le mot bio ou minéral, mais qui ne met que des produits chimiques, est démasquée tout de suite. Ce qui ne sert à rien ou n'a pas de valeur, est démasqué. On parle d'une autre forme de consommation basée sur la fonction et non le plaisir. Au Japon, les jeunes générations n'achèteront pas de sac Vuitton, alors que c'est le marché historique de la marque. Donc l'alternatif devient mainstream, mais il s'agit de choix individuel où chacun construit sa propre vie, fait des arbitrages et ne se laisse pas hypnotisépar le discours des marques ou le story telling ambiant où l'on vous dit que vous êtes une machine à consommer ou à obéir. La lucidité, est un choix individuel. Ainsi, j'ai pris la carte bleue Fortunéo, car a quoi sert d'avoir une gold ou une black ? L'important c'est son projet de vie individuel. Même si on continuera toujours à agir largement par mimétisme et copie de quelques diktats, il me semble que les gens commencent à être déniaisés ce qui ne veut pas dire que l'on s'interdit les attitudes régressives avec quelques actes compulsifs !!!! Donc si j'ai choisi ce nouveau label socio culturel [les Free Lifers] c'est juste pour indiquer qu'il ne s'agit pas de militantisme pour sauver la planète [cf. mouvements antérieurs], mais que nous sommes dans une nouvelle ère qui résulte de l'agrégation de choix individuels. On peut être ascendant skater/surfer, taoïste, cadre en réflexion de vie, néo rural, etc chacun aboutit à la même conclusion d'un mode de vie où l'on se concentre sur l'essentiel, que l'on ne s'étourdit par tout ce qui brille. Il y a aussi les cas où les gens vont choisir à l'insu de leur plein gré ce mode de vie, à l'issue d'un choc [perte d'emploi, explosion de la cellule familiale, maladie, etc]. Nous évoluons vers un monde qualitatif et non quantitatif. Les Free lifers convergent davantage par leurs choix de vie face à la crise et par rejet des promesses flouées de l'entreprise que par les motivations d'origine qui étaient environnementales ou altruistes. Le besoin de liberté et d'oxygène devient de plus en plus fort. Parmi les précurseurs : Jacques Massacrier qui dans les années 70 a plaqué Publicis et une paye mirifique pour aller vivre into the wild avec sa femme et ses deux mômes [Merci Thierry Groussin pour la référence]... Plus récemment The no-money man. Mais si l'on est attentif, on en découvre de plus en plus autour de soi ! Toutefois ne nous leurrons pas, devenir Free Lifer est un véritable sur soi et surtout va demander de cultiver une forte résistance aux injonctions du monde dit moderne ! Vous pouvez toujours télécharger le document de synthèse (en attendant une nouvelle version dans les prochaines semaines)

http://www.scribd.com/doc/33839177/Les-FREE-lifers

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